Le taux de natalité des arabes israéliens en chute libre

Tous se sont trompés. Les démographes qui annonçaient une majorité arabe en Israël en l’an 2000 avaient révisé leur copie pour 2020, puis 2050. Les faits semblent leur donner définitivement tort.

Les derniers chiffres publiés par l’institut de recherche Taub Center dans son rapport „Image d’une nation 2018“ ne laissent pas de surprendre. Contrairement aux prévisions le taux de natalité dans les communautés arabes et ultra-orthodoxes est en baisse. Cette diminution est particulièrement flagrante chez les Arabes musulmans où les chiffres sont passés de neuf enfants en moyenne par famille dans les années 60 à trois.

Les ‘haredim (c’est-à-dire les ultra-orthodoxes), qui représentent 12 pour cent des 74 pour cent de Juifs israéliens ont en moyenne 6,9 enfants par famille contre 7,5 en 2005. Chez les autres Israéliens, en revanche, le taux de natalité a progressé de 2,1 à 2,7. Globalement, avec plus de trois enfants par famille, Israël a le plus fort taux de natalité de tous les pays de l’OCDE. A noter qu’un nombre croissant d’enfants issus de familles religieuses fréquentent maintenant des écoles primaires d’Etat.

Même si Israël n’investit pas assez dans ses services de santé, la mortalité infantile ne cesse de baisser. Toutefois, avec 6,1 elle est beaucoup plus élevée chez les Arabes israéliens que chez les Juifs israéliens (2,2). L’écart entre ces deux chiffres s’explique en partie par les nombreux mariages consanguins dans les communautés arabes qui sont souvent responsables de défauts génétiques.

SOURCE: Groupe Israël-Suisse

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