Le quotidien « Le Monde » : Mieux vaut être israélien que français

Tout arrive. Dans un article de Jean Pierre Filiu, publié le 14 mars, le quotidien le monde dresse un tableau vaccinal comparatif entre Israël et la France. Sa conclusion est sans appel : « mieux vaut aujourd’hui, en matière de vaccination, être israélien que français ».

Le Monde. Pourquoi Israël réussit tellement mieux que la France sa vaccination contre le Covid-19. La France, avec 3 % de sa population doublement vaccinée contre le Covid-19, a beaucoup à apprendre d’Israël, où cette proportion est treize fois supérieure.

La France, avec, au 8 mars, moins de 3 % de sa population doublement vaccinée contre le Covid-19 (et moins de 6 % ayant reçu une première injection), souffre déjà de la comparaison avec le Royaume-Uni ( moins de 2 % de double dose, mais 33 % de primo-vaccinés). Le parallèle est encore plus sévère avec Israël où, à la même date, 40 % de la population ont été doublement vaccinés (55 % ayant reçu la première dose), alors que les deux pays ont commencé leur campagne de vaccination, en décembre, à une semaine d’intervalle (…) comment Israël a pu tellement mieux que la France mener la campagne de vaccination de ses nationaux. La taille de la population ne saurait en effet expliquer seule ce différentiel puisque les Etats-Unis, avec pourtant cinq fois plus d’habitants que la France, ont un taux de vaccination trois fois supérieur.

Un objectif prioritaire et stratégique

Alors que la porte-parole du gouvernement français mettait en cause, en mars 2020, l’utilité même des masques, Benyamin Nétanyahou se mobilisait pour faire acheminer trois millions de masques chirurgicaux de Chine. Le ministère de la défense israélien était parallèlement engagé dans le transfert massif de matériel médical adapté à la pandémie. Malgré le discours de “guerre” tenu par Emmanuel Macron au début de la pandémie, la France n’a jamais connu un tel degré de volontarisme dans la lutte contre le coronavirus.

Cela n’a pas empêché cette lutte de pâtir en Israël des calculs politiciens de Nétanyahou, avec un premier confinement levé prématurément, d’où un deuxième confinement, et une tolérance troublante envers les violations des règles sanitaires dans des quartiers ultraorthodoxes. Mais, peu avant le début d’un troisième confinement, en décembre dernier,  l’objectif d’une vaccination de l’ensemble de la population a été assigné et ce pari est en passe d’être tenu.

Les ratés de l’Union européenne

Le gouvernement israélien a passé un contrat avec le laboratoire américain Pfizer, qui s’est engagé à fournir un stock exceptionnel de vaccins, en contrepartie du partage des données épidémiologiques. Mais Nétanyahou a également traité avec Moderna, une autre firme américaine, pour des livraisons complémentaires de vaccins. La France, après avoir espéré en vain l’élaboration d’un vaccin par Sanofi, a été bridée par les ratés de l’Union européenne dans la course aux vaccins, qualifiés de “fiasco géant” par Sylvie Kauffmann dans « Le Monde ». Macron a en outre semblé ménager la frange de l’opinion hostile à la vaccination, jetant même le doute sur l’efficacité du vaccin du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, le seul disponible chez les médecins et en pharmacie, avant de s’y rallier.

En Israël, en revanche, l’adhésion du public à la campagne de vaccination a été confortée par une planification claire des populations ciblées : d’abord les professionnels de santé, puis les personnes vulnérables, ensuite les plus de 40 ans, mais aussi les 16-18 ans, afin que les épreuves du baccalauréat puissent se dérouler normalement. Les vaccinations sont administrées y compris durant le shabbat, alors qu’il a fallu attendre le 6 mars pour que la France vaccine le week-end.

Deux calendriers électoraux divergents

Macron est d’ores et déjà concentré sur l’échéance présidentielle du printemps 2022, considérant que la crise sanitaire sera alors surmontée. Il se projette dans un second tour face à Marine Le Pen, laissant des ministres banaliser certains thèmes chers à la droite dure. Nétanyahou, lui, décide dans l’urgence des élections générales du 23 mars prochain, les quatrièmes en moins de deux ans. Il est déterminé à se maintenir au pouvoir après douze années consécutives à la tête du gouvernement (et trois années supplémentaires de 1996 à 1999).

Sa pugnacité est intacte malgré sa triple mise en examen pour fraude, corruption et abus de confiance. La réussite de la campagne de vaccination lui est d’autant plus favorable qu’elle s’inscrit aussi dans le cadre du rapprochement stratégique avec les Emirats arabes unis : les deux Etats, dorénavant liés par un traité de paix, sont aussi les deux pays du monde où le taux de vaccination contre le Covid-19 est le plus élevé.

Le Monde: Mieux vaut aujourd’hui être israélien que français

En France, par contraste, la litanie des couacs gouvernementaux finit par peser. Et par lasser. Le plus récent de ces loupés a entraîné, du fait d’une rupture de stock, la suspension durant une semaine de la vaccination par les médecins. Le sentiment d’une navigation à vue s’est accentué, le 1er mars, après une déclaration de Macron enjoignant de tenir encore “quatre à six semaines”, déclaration qui aurait été “mal interprétée”, en l’absence de tout calendrier de levée des restrictions.

Six jours plus tard, Nétanyahou pouvait, sans masque, s’attabler à la terrasse d’un café de Jérusalem et célébrer le “retour à la vie”. Un “passeport vert” permet désormais aux personnes vaccinées ou immunisées de retrouver une activité normale en Israël. Surtout, la population y perçoit un horizon de sortie de la crise sanitaire, là où l’incertitude reste de mise en France. La comparaison entre ces deux situations nationales pourrait inspirer bien d’autres commentaires, mais une chose est sûre : mieux vaut aujourd’hui, en matière de vaccination, être israélien que français.

Source: Le Monde

7 pensées sur “Le quotidien « Le Monde » : Mieux vaut être israélien que français

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    15 mars 2021 à 13 h 47 min
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    Pas seulement pour la vaccination
    Pour l’antisémitisme aussi
    Mieux vaut être Israélien que français aujourd’hui.
    C’est une française qui vous le
    dit !!!

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      16 mars 2021 à 17 h 19 min
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      en tout cas ce qui est sûr et pour ce qui est de l’antisémisme c’est qu’il s’en est encore récemment bien tiré avec la communauté juive le nommé macron. Car il aura eu le courage de son ignominie dans l’interview de dix pages (!) paru dans ‘L’Express’ daté du 23 décembre 2020 et au détour duquel il déclarait -en d’autres termes- à propos de ses complaisances maurrassiennes, en p. 24, que… il n’y a pas que l’antisémitisme, dans la vie !
      Ah : le salaud

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    1 avril 2021 à 14 h 36 min
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    (ceci, n’est pas un poisson d’avril)

    La question posée par la journaliste à-la-botte donne à elle seule une idée de la puanteur où en est arrivé ce vieux pays gaulois. Le nommé Macron était posé en… victime (!), confronté à d’intempestives demandes de censure, de la part de ces notoires gêneurs que sont les antipétainistes et les antimaurrassiens :

    Q.- (…) Pourquoi, selon vous, même notre histoire ne semble-t-elle plus avoir le droit d’être ambivalente, d’avoir des zones grises ?
    R.- Parce que nous sommes entrés dans une société de l’émotion permanente et donc de l’abolition de toute acceptation de la complexité.
    Nous sommes devenus une société victimaire et émotionnelle. La victime a raison sur tout. Bien sûr, il est très important de reconnaître les victimes, de leur donner la parole, nous le faisons. Mais dans la plupart des sociétés occidentales, nous assistons à une forme de primat de la victime. Son discours l’emporte sur tout et écrase tout, y compris celui de la raison.
    Par conséquent, celui qui a tenu un discours antisémite ou a collaboré tombe forcément dans le camp du mal radical. Je combats avec la plus grande force l’antisémitisme et le racisme. Je combats toutes les ides antisémites de Maurras mais je trouve absurde de dire que Maurras ne doit plus exister. Je me suis construit dans la haine, dans le rejet de l’esprit de défaite et de l’antisémitisme de Pétain mais je ne peux pas nier qu’il fut le héros de 1917 et un grand militaire.
    On doit pouvoir le dire. A cause de la société de l’indignation, qui est bien souvent de posture, on ne regarde plus les plis de l’Histoire et on simplifie tout.
    C’est très dangereux, tout le monde parle en permanence mais ne débat vraiment. Ca s’entrechoque, c’est émotion contre émotion.
    Il faut accepter les complexités des vies, des destins, des hommes.

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    4 avril 2021 à 10 h 07 min
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    la puissance de DIEU qui veille sur son peuple

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    4 avril 2021 à 10 h 09 min
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    Machiah arrive,nos amis deviendront nos ennemis,😆

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    6 avril 2021 à 17 h 54 min
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    il doit y avoir de gros intérêts en jeu pour que le médiateur de ce site ait laissé affichés les trolls de « chouika » mais censuré un commentaire venu rappeler que macron s’était ici inspiré d’un témoignage produit par la défense au procès Papon…

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