Le prix à payer du vandalisme historique *

Le diplomate américain Dennis Ross a observé que «le fait que le mouvement national palestinien soit avant tout occupé à mener une guerre historique en quête de symboles, est éclairant. Les questions de fond ne les intéressent pas vraiment. Plutôt que de construire un état, les Palestiniens préfèreraient voir leur drapeau flotter aux Nations Unies. Mais même avec un drapeau à l’ONU, rien ne changerait. « 

Les récentes manœuvres palestiniennes à l’UNESCO, témoignent de leur quête obstinée de victoires symboliques, qui ne contribuent ni à améliorer la vie d’un seul Palestinien ni à bâtir les institutions essentielles et indispensables à la création d’État.

En octobre 2016, le conseil d’administration de l’UNESCO a encore adopté une résolution scandaleuse, qui ignore le lien entre le judaïsme et le Mont du Temple et tend à nier le lien juif au mur occidental.

Cette décision a été rapidement condamnée par la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, qui souhaitait prendre ses distances avec cette résolution, et qui affirmait que «nier, dissimuler ou effacer les traditions juives, chrétiennes ou musulmanes compromet l’intégrité du site et va à l’encontre d’une reconnaissance du site par l’UNESCO « .

Pour autant, la résolution a été tout de même adoptée, grâce au soutien d’États à prédominance non démocratique qui sont majoritaires au sein de l’institution et qui valident toutes les résolutions en faveur de l’Autorité palestinienne.

Conformément à la stratégie de l’activisme pro-palestinien dans les forums internationaux, les Palestiniens ont considéré cette résolution de Jérusalem non pas comme étant le maximum de ce qu’ils peuvent espérer obtenir, mais simplement une victoire supplémentaire qui s’inscrit comme une étape dans un projet plus large.

Plus tôt ce mois-ci, les revendications palestiniennes se sont répétées à nouveau à l’UNESCO. Cette fois, elles portaient sur le deuxième site le plus saint du judaïsme, le caveau des patriarches à Hébron, qui a été qualifié de site palestinien.

L’histoire juive à la fois de Jérusalem et d’Hébron est indiscutable et prouvée par des évidences archéologiques et historiques écrasantes, indépendamment des textes religieux.

Jérusalem est devenue la capitale du royaume israélite il y a plus de 3000 ans sous le roi David.

Suite à sa conquête par le successeur du Prophète Muhammad, Caliph Omar, en 638 C.E., Jérusalem est devenue la troisième ville la plus sainte de l’Islam après la Mecque et la Médina. Le Coran avait été complété quelques années plus tôt, et Jérusalem n’est mentionnée nulle part par son nom.

L’histoire d’Hébron n’est pas moins juive. Dans les traditions des trois croyances monothéistes, la matriarche juive Sarah est décédée à Hébron et son mari, Abraham, a acheté une parcelle de terre là-bas pour l’utiliser comme lieu de sépulture de sa famille. Des siècles plus tard, David fut oint dans la ville.


En 1929, un attentat déjà nourri par le déni palestinien du mur occidental comme patrimoine juif, une tribu arabe avait attaqué des civils juifs à Jérusalem. Une commission britannique avait constaté une « intention malicieuse sinon intentionnelle ».

Tout comme la percée palestinienne à l’UNESCO, leurs outrageuses revendications avaient commencé avec Jérusalem puis rapidement s’étaient étendues à Hébron. Selon un rapport britannique officiel, une grande foule arabe avait lancé une «attaque sauvage» sur le quartier juif, et aucune condamnation ne peut être assez sévère pour la condamner ». À la fin de l’attaque, plus de 60 juifs avaient été tués, dont beaucoup de femmes et d’enfants, les biens avaient été détruits ou pillés, et les Juifs restants de la ville avaient fui ayant peur pour leur vie.

Dans les deux cas, le nettoyage ethnique brutal des juifs de ces villes ne peut effacer leur histoire ni rompre leur lien avec la terre. Dans les deux cas, les Juifs reviendront.

La politisation de l’UNESCO aux mains des Palestiniens est une tentative claire et nette de réécrire l’histoire ancienne au regard de l’agenda politique contemporain, avec des conséquences tout à fait négatives. L’UNESCO elle-même le sait, mais ses processus démocratiques ne peuvent résister au vote à la majorité qui favorise ses membres non démocratiques. Comme l’a souligné Mme Irina Bokova, « Lorsque les divisions [politiques] sont transférées à l’UNESCO, elles nous empêchent de mener à bien notre mission ». En effet, c’est l’histoire de l’activisme palestinien en Occident, qui s’est imposé aux agendas des syndicats, des églises, des partis social-démocrates et des syndicats des campus.

 

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