Etat palestinien ? Le Premier ministre suédois rétropédale ! L’opposition s’enflamme

Dans une interview à un journal suédois, le Premier ministre Stefan Löfven a indiqué que la reconnaissance d’un Etat palestinien « ne doit pas se faire avec précipitation ».

Les propos de Löfven la veille, annonçant la reconnaissance par son gouvernement d’un Etat de Palestine a suscité de nombreux commentaires de la part de l’opposition suédoise. Le leader de la droite a reproché à son premier ministre de vouloir reconnaître un pays dont « la moitié de ses habitants sont sous le joug d’une organisation terroriste ». Une position partagée dans un sondage réalisée ce matin par une télévision locale. 58% des suédois estiment que leur nouveau Premier ministre a commis sa première gaffe politique en liant ans son discours d’investiture, l’action de son gouvernement à la reconnaissance rapide d’un Etat Palestinien.

Pagaille politique en Suède

Les propos tenus de Stefan Löfven ont déclenchés une belle pagaille politique dans son propre parti. La nouvelle ministre des Affaires étrangères s’est empressée de lui emboiter le pas sur les médias internationaux et à annoncer « une reconnaissance  prochaine de la Palestine par son pays » (voir notre article en une). Mais quelques minutes plus tard, devant la levée de boucliers des Etats-Unis et la réponse très ferme d’Israël, les communiqués ont commencés à circuler sur la mauvaise interprétation du message du chef du gouvernement suédois.

Convocation

Hier déjà, l’ambassade de Suède en Israël avait publié un communiqué censé arrondir les angles. Selon l’ambassade, les déclarations du Premier ministre entrant ont été mal comprises. La dépêche indique que la Suède soutient la création d’un état palestinien par le biais des négociations et que ce soutien « ne remet pas en cause l’importance que porte la Suède a la sécurité des citoyens israéliens ».

L’ambassadeur suédois en Israël est convoqué ce lundi  au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, il devrait livrer un message d’apaisement. Ceci dit, dans les faits, rien pour l’instant ne laisse présager sur le fond, un infléchissement de la position du nouveau gouvernement suédois.

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