Le Parti communiste peste contre « la Saison France-Israël »

Si la musique n’adoucit plus les mœurs de l’humanité d’aujourd’hui qui le fera ? Si on ne peut même plus compter sur elle pour que cesse la détestation de l’autre au Parti communiste, où va-t-on ?

« La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent »… sauf au Parti communiste

On doit cette réflexion à Pablo Casals, un musicien-violoncelliste-compositeur de haute volée né en 1876, décédé en 1973… Ce qui lui avait laissé loisir (redoutable faveur du destin ?) d’être témoin de la barbarie humaine au moins par deux fois ! ( 1914-1918 & 1939-1945)…

Honneur et grandeur du genre humain, rien n’avait pu l’empêcher de croire tout de même en la Paix au point de fonder un festival qui porte son nom dans les Pyrénées-Orientales en 1950 en réaction à l’indifférence marquée de la France à l’égard du Général Franco.

Et c’est ainsi que le Festival Pablo Casals de Prades, fidèle à l’esprit de son créateur, est devenu envers et contre tout, l’un des plus novateurs par la recherche de nouveaux talents.

Encore le Parti communiste

A noter qu’il est des partenariats qui font désordre et celui qui unit la France à Israël est apparemment de ceux-là (pour certains) ! C’est ce qui explique sans doute que cette 66ème édition, terminée depuis quelques jours, a été marquée par des manifestations inopportunes, faisant l’objet d’un débat de politique locale étonnant dans un tel contexte !

« La polémique est partie de l’antenne du Parti communiste des Pyrénées-Orientales a-t-on pu lire dans « L’Indépendant » de la plume de Françoise Fiter, conseillère départementale du canton Perpignan 3.

Celle-ci de rapporter que le PCF du département et ses élus communistes expliquaient avoir découvert avec stupéfaction la présence de l’État israélien parmi les partenaires du festival, scandalisés par la politique du gouvernement israélien actuel, une politique de crimes commis à l’encontre des (pauvres) palestiniens ».

Le figaro lui aussi y joue de sa petite note, reprenant les avis des uns et des autres :

«  Sans vouloir rentrer dans un débat, Michel Lethiec défend seulement «une démarche purement culturelle et artistique». Le 6 août, il avait composé une soirée intitulée Mare Nostrum durant laquelle les quatuors Talich et Artis, entre autres invités, avaient interprété des œuvres de compositeurs méditerranéens ou inspirés par la Méditerranée. On y retrouvait des pièces d’Albeniz, de Granados, de Verdi, de Theodorakis… Et une Aria pour violon, violoncelle, clarinette et piano, composition de l’Israélienne Betty Olivero.

Des déclarations que le PCF local est en mesure de comprendre ? Michel Lethiec veut le croire et s’en est expliqué avec Françoise Fiter, la conseillère départementale à l’origine du communiqué. «Je n’ai prêté aucune intention partisane à la manifestation et, naturellement, je ne remets pas en question l’intérêt de la culture israélienne», expliquait-elle vendredi au Figaro. Elle concède avoir compris la position du festival qui défend un choix musical et non politique. Le communiqué envoyé à L’Indépendant était «une façon d’agir politique» conclut-elle.

Edition 2018 : Les mêmes causes produisent-elles toujours les mêmes effets ?*.

En 1945, Pablo Casals déclarait qu’une menace existait toujours en Espagne, bien que la paix soit revenue en Europe et sommait le monde de ne jamais faire de concessions aux idées obscurantistes.

Aurait-il parlé différemment aujourd’hui ?

En s’intégrant dans un programme autour de ce thème fédérateur, ** Michel Lethiec, Directeur Artistique du Festival et une cinquantaine de musiciens, de conférenciers tels que Hubert Reeves, Frédéric Lodéon ou encore Ivry Guitlis, redonnent à l’édition 2018 son âme d’antan…

« Décidée au plus haut niveau des deux Etats, la Saison France-Israël a ouvert ses portes dans les deux pays depuis déjà presque deux mois, peut-on lire sur son site avant que d’avoir l’obligation de les refermer en novembre. Elle est et sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse comme axes d’un dialogue tourné vers l’avenir et mettra un point d’honneur à renouveler le regard mutuel que se portent français et israéliens, les français sur Israël et les israéliens sur la France a travers plus de 400 événements dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine en Israël autour de thèmes aussi variés qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées.

« Débats d’Idées » est-il rappelé ? Quelle bonne idée ! Que diriez-vous de débattre de la Paix entre les hommes quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent ? »…

Bon à savoir…

(Saison 2018 représentée pour Israël : par le ministère des Affaires étrangères, le bureau du Premier Ministre, le ministère de la Culture, le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Economie, le ministère pour les Affaires stratégiques, le ministère pour les Affaires de Jérusalem, le ministère du Tourisme, le ministère de l’Industrie et le ministère des Sciences et de l’Ambassade d’Israël en France

Commissaire général : Emmanuel Halperin et pour la France : par l’Institut français avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de la Culture, du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère de l’Education nationale, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de l’Ambassade de France en Israël

Commissaire générale : Cécile Caillou-Robert)

Sources :

*http://prades-festival-casals.com/decouvrez-le-programme-2018/ **http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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