Le leadership de Bennett contesté par ses militants

Les discussions entre des responsables des succursales d’Habayit Hayehudi montrent de profonds troubles au sein du parti. La première cause de ces dissensions est la chute électorale de Naftali Bennett, qui a provoqué une colère que beaucoup d’électeurs trouvent injustifiée.

Les piètres résultats aux élections générales du mois dernier ont provoqué des troubles importants dans le parti. Des rapports révèlent qu’ils reflètent principalement la déception des dirigeants et militants. Initialement prévues pour accéder au moins à 15 députés dans la 20ème Knesset, les élections ont vu Habayit Hayehudi réduit de 12 à 8 députés. Aujourd’hui, le président du parti, Naftali Bennett, combat juste pour être inclus dans le gouvernement, même plus, pour recevoir un portefeuille important.

habayitAyelet Shaked, Naftali Bennett et Uri Ariel

Les chefs d’agences d’Habayit Hayehudi à travers le pays se sont réunis mercredi soir, au début de la commémoration du Jour de la Shoah, passant d’une cérémonie commémorative à une discussion sur la campagne ratée du parti. Au cours de la discussion, dont le contenu a été révélé dimanche sur la Radio de l’armée, les chefs de direction ont commencé à exiger que le pouvoir de Bennett, ainsi que ceux qui le côtoient, doit être réduit. Un des chefs de la direction a fait valoir que « trop ​​d’argent de la campagne est allé à Facebook », ajoutant que « plus de démocratie est nécessaire dans le parti. »

D’autres chefs et militants du parti mettaient en cause les proches associés de Bennett qui « l’ont égaré, ajoutant que Bennett lui-même était une personne digne, mais inabordable à cause de ses conseillers. » Pourtant, un autre dirigeant a souligné la nécessité de réduire l’autorité du Président quand il s’est fourvoyé dans l’histoire des sièges réservés, une référence à peine voilée du choix d’Elie Ohana et de son départ précipité.

ohanaBennett et Elie Ohana

Selon lui, le président devrait avoir le pouvoir de désigner un seul candidat pour dix positions, et ne devrait pouvoir le faire qu’avec l’approbation de l’institution. Le bras droit de Bennett, et le numéro trois sur la liste du parti, Ayelet Shaked, a répondu à l’article de la radio de l’armée, en précisant que « les chefs de la direction générale sont nécessaires, » replaçant dans le contexte de la gestion du parti la place de premier plan de Bennett. Même si des erreurs sont commises, c’est humain », a-t-elle ajouté.

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