Le front syrien se réchauffe-t-il à cause de la présence des rebelles ?

Sur les hauteurs du Golan, près de la frontière syrienne, une patrouille de routine de Tsahal a été prise pour cible par des tirs qui n’ont pas encore été identifiés. Des soldats ont été mandatés pour découvrir l’origine des tirs.

Il n’y a pas eu de blessures ou de dégâts durant l’attaque. Suite à de violents combats entre les partisans d’Assad et les rebelles, dont le Front Al-Nusra, les hauteurs du Golan syrien ont été investies dès le mois de septembre par les islamistes. Lors des combats, les rebelles se sont saisis d’armes qui appartenaient à l’ONU. La région est restée tendue depuis, avec des intrusions, accidentelles ou intentionnelles, sur le territoire israélien que l’Etat Hébreu a repoussées.

Le mois dernier, Israël a été contraint d’abattre un avion de chasse syrien, qui avait violé l’espace aérien israélien près du plateau du Golan, à l’aide d’un missile « Patriote ». Le mois précédent, c’est un drone syrien que l’armée a dû abattre, qui s’était égaré dans l’espace israélien. Les tirs syriens ont été fréquents durant toute cette période de guerre. Mais on ne peut pas parler de réchauffement du front syrien.

Les experts militaires ont analysé soigneusement la situation : il peut s’agir d’essais pour tester la vigilance de Tsahal, de tirs accidentels, mais les incursions ne sont pas fortuites. Elles définissent clairement une politique de harcèlement de la part des rebelles, surtout des plus extrémistes qui ont déclaré il y a quelques semaines : « Quand nous en aurons fini avec Assad, c’est Israël qui sera notre cible. Nous devons reprendre Jérusalem des mains des sionistes. »

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