Le dernier coup d’éclat d’Obama : la paix israélo-palestinienne

Il reste deux ans au président américain avant de réaliser son vœu le plus cher : la paix israélo-palestinienne. D’ailleurs, à cet égard, il a envoyé un message très offensif à Israël par la voix de son ambassadeur américain. « La division du gouvernement et des pouvoirs ne signifie pas nécessairement l’impasse de la politique étrangère, » tandis que le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, lui répondait indirectement : « L’administration Obama ne durera pas éternellement. »

obama

Le président américain Barack Obama a envoyé un message clair à Israël : « Je ne vais pas abandonner les négociations de paix avec les Palestiniens, même pendant les deux dernières années de ma présidence. » L’ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, a transmis le message lors d’un discours au Centre Begin-Sadate de l’Université Bar-Ilan pour les études stratégiques. « Il n’y a pas d’autre solution que celle de deux Etats pour deux peuples », a dit Shapiro. L’ambassadeur américain a choisi de faire son discours au même endroit où, en 2009, le Premier ministre Netanyahou s’était engagé reconnaître la solution d’un Etat palestinien au côté d’Israël.

Selon Shapiro, « la principale raison pour laquelle nous demeurons déterminés à parvenir à une solution de deux Etats, c’est que nous ne voyons aucune alternative qui permettrait d’atteindre les objectifs légitimes des Israéliens et des Palestiniens. » Shapiro a ajouté que l’administration d’Obama « a consacrée beaucoup de temps et d’énergie au processus de paix et s’est engagé à maintenir un espoir qui, malgré la faiblesse d’Obama à la Chambre des représentants et au Sénat, reste vivant. »

shapiro

Il a poursuivi : »Les Israéliens suivent de près la politique américaine, que ce soit pendant ou à mi-parcours des élections présidentielles », a déclaré Shapiro. « Depuis le mois dernier, beaucoup d’encre a coulé à propos de la signification des résultats pour les deux prochaines années. Voici une mise en garde, afin que personne ne puisse sauter trop vite aux conclusions : « Un gouvernement divisé, dans lequel une partie contrôle le Congrès et l’autre le pouvoir exécutif, ne signifie pas nécessairement une impasse de la politique étrangère. »

« Ce qui est unique dans notre système de politique étrangère, c’est que la Constitution prévoit que le président bénéficie de la plus grande partie du pouvoir. Le Congrès joue un rôle essentiel, mais l’histoire montre que, face à l’impasse politique, les présidents interviennent souvent et s’engagent encore plus intensivement que dans les affaires nationales ou sécuritaires durant les dernières années de leur mandat. »

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Interrogé sur la construction israélienne en Judée et Samarie par un étudiant d’une Yeshiva dans le Goush Etsion qu »il visitait, Moshe Yaalon, le ministre de la Défense a répondu : « Je peut approuver les plans et construire plus, mais cela provoque une réprobation américaine, et des menaces ultérieures des autres. Par conséquent, nous faisons très attention à ne pas trop tirer sur la corde. J’espère que c’est temporaire, car il y a maintenant un certain gouvernement aux États-Unis, mais ce gouvernement ne durera pas éternellement « .

En réponse au rapport de la radio de l’armée sur le discours de Shapiro, un proche de Yaalon a déclaré que « les liens entre israéliens et américains concernant la défense étaient sans précédent et profonds. Il y a plusieurs désaccords entre les pays sur diverses questions, mais cela ne diminue en rien l’appréciation et l’attachement que le ministre Yaalon a pour la contribution des Etats-Unis et de son gouvernement à l’égard de la sécurité d’Israël. Le ministre estime à sa juste valeur le fait que les États-Unis sont les meilleurs amis d’Israël, et que les deux pays ont un ancrage stratégique commun. »

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