Le charançon rouge qui ravage les palmiers et inquiète Israël et la France

 

Même si le charançon rouge renvoie la France et l’Israël face à face, main dans la main, pour tenter de reprendre le dessus, c’est très cher payer la mort des « Palmiers dits des canaries », pour ce qui risque bien de n’être qu’une trêve de trop courte durée !

Originaire du sud de l’Asie et de Malaise, on retrouve donc cet insecte maléfique, (outre la France et l’Israël, ces deux pays qui nous tiennent particulièrement à cœur), quasiment sur tout le pourtour méditerranéen dont l’Espagne, l’Italie, l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Iran.

Petit rappel de ce qui ressemble à s’y méprendre à la « Saga du démon » ! Facilement identifiable à sa tête dotée de fortes mandibules, le corps du charançon rouge – marron avec des points noirs sur le thorax- mesure de 2 à 4 centimètres selon que l’on soit en présence d’une femelle ou d’un mâle.

Sachant que chaque femelle pond 200 à 300 œufs dont les larves atteignent environ 5 cm de long et s’implantent à la base des palmes où elles tissent un cocon en fibres végétales dans lequel elles se métamorphosent, sachant que ce ravageur vit en colonie à l’intérieur du palmier dont il détruit les tissus pour se nourrir, sachant que les adultes peuvent sortir de l’arbre, s’envoler et fonder de nouvelles colonies, on comprend que le combat soit si rude… Et non encore gagné malgré une lutte de plus de dix longues années !

Une destruction du charançon quasi impossible

Consultée, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité alimentaire, de l’alimentation de l’environnement et du travail) reconnaît que la lutte est difficile. La destruction des populations de « Rhynchophorus ferrugineus » est “quasi impossible”, non pas pour des raisons d’absence de solutions, mais de coût. L’insecte est tellement répanDéfinir l’image mise en avantdu, confirme-t-elle, qu’appliquer des traitements demanderait des sommes considérables, des fortunes sans pour autant être assuré de sa disparition.

Aussi, l’organisme préconise de ne traiter que les palmiers emblématiques des paysages locaux. La seule ambition raisonnable restant à tenter de stabiliser les populations de charançons et de contrôler leur aire de répartition afin de sauver les palmiers qui n’ont pas encore été touchés.

En ce qui concerne Israël, ce tout petit pays avait réussi à sauver ses palmiers-dattiers en recourant à une lutte massive, avant que d’être à nouveau envahi quelques années plus tard.

En ce qui concerne la France, la situation est comparable : « Alors que le charançon rouge y est classé sur la liste des organismes nuisibles depuis 2010, nombre de communes, à commencer par celle de Nice, n’ont pas respecté l’arrêté de lutte obligatoire », déplore Hervé Piétra, président de l’association « Sauvons nos palmiers ».

 Alors, constat d’échec total ?

Pour aujourd’hui, l’Anses ne peut que constater la prolifération du charançon à la vitesse « Grand V » et reconnaître, la mort dans l’âme, que la lutte est perdue.

Quant à demain ? La présence d’Israël rend optimiste…Plus souvent qu’à son tour, la Terre Promise nous a-t-elle pas fait montre que tout est toujours possible ! Alors pourquoi ne lui ferions pas confiance cette fois encore ?

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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