L’Alyah et le challenge de l’emploi : état des lieux

Qu’il s’agisse d’un chef d’entreprise, d’un salarié qualifié ou pas, d’une profession médicale ou de droit, chacun a un challenge économique et financier à relever lorsqu’il s’agit de s’installer en Israël.

Même s’il est vrai que le pays apporte des aides financières, elles ne sont qu’une contribution et non un moyen de subsistance et n’ont d’ailleurs pas vocation à l’être. Observons  les grandes catégories socio- professionnelles.

  • Le simple salarié
  • Le salarié technicien
  • Les professions médicales
  • Les avocats et assimilés
  • Le chef d’entreprise

Deux catégories ne seront volontairement pas abordées. Les jeunes de 20 ans environs et les retraités. Tout simplement parce qu’il nous semble qu’il s’agit des cas les plus simples à gérer.

Israël le plein emploi

Parlons du simple salarié sans qualification particulière. Rappelons tout d’abord que d’après les économistes, avec en moyenne 4,3% de chômage au premier trimestre 2017, Israël est en situation de plein emploi. Selon une convention généralement acceptée, environ 4,5% des travailleurs d’un pays sont en changement d’emploi et rentrent donc dans les statistiques officielles. C’est ce que l’on appelle le chômage structurel.

Seuls quelques pays de l’OCDE vivent le plein emploi. Parmi eux figurent l’Allemagne avec 3,9% et le Japon avec 2,8%. Mais la moyenne de l’OCDE reste bien au-dessus avec 6% de chômage pour le premier trimestre de 2017, et 9,4% pour la zone euro.

Il y en Israël une pénurie de travailleur qualifié. Les emplois  les plus simples à trouver en Israël se trouveront dans cette catégorie.

Le salarié technicien

Un récent rapport a relevé des problèmes d’emploi pour la startup nation. Toujours est-il que du fait que le nombre de sociétés de haute technologie a doublé en Israël ces trois dernières années, ne trouvant personne pour développer leurs projets, nombre d’entre elles voient les investisseurs s’éloigner. Et le passage de l’intuition à la réalisation s’en trouve retardé.

Cette pénurie de travailleurs qualifiés préoccupe naturellement le gouvernement. Avi Hasson, ancien chef du Bureau scientifique au ministère israélien de l’Économie, est le premier à avoir tiré le signal d’alarme. Le manque de personnel commence à se faire sentir sur les chiffres de l’emploi et des statistiques.

Les professions médicales

Depuis peu, tout étudiant interne, ayant déjà au moins un an d’internat en France reconnu par le ministère Israélien, pourra exercer en tant que médecin et continuer son internat en Israël. Il sera alors exempté d’examen.

Cette réforme à pour vocation de s’étendre aux infirmières, explique Ariel Kandel directeur de Qualita, l’un des maîtres d’œuvre de cette réforme.

Il y a en Israël un réel manque de médecin et d’infirmières.

Les professions de droit

Pour exercer cette profession en Israël il est nécessaire de passer l’examen du barreau, puis faire un stage. Notons que, lorsque la connaissance de l’hébreu pour les professions médicales est nécessaire, pour les professions de droit, elle doit être d’un très bon niveau. Le parcours n’est pas simple, il y a surement des axes de progrès dans cette profession.

Le chef d’entreprise

Ce cas est en général assez simple si le fonds de commerce du chef d’entreprise à  de la valeur. Cela permettra de réaliser l’Alya dans des conditions confortables.

Précisons qu’il existe en Israël de nombreuses associations telles Mati, Qualita et biens d’autres. Leur fonction première est d’aider les entrepreneurs dans quasiment tous les domaines. Création de la société, gestion financière, marketing, présentation de la société.

Des professionnels du secteur privé sont dédiés à l’activité de l‘entrepreneur. Il peut disposer de plusieurs dizaines d’heures d’accompagnements, et de formations gratuites. Des financements à bonnes conditions existent aussi pour aider au commencement de l’activité.

Israël regorge de compétences dans tous les domaines au moins aussi bonnes que dans notre vieille France.

Il  est impossible de passer en revue toutes les professions et avons bien conscience qu’il existe encore beaucoup de choses à faire pour améliorer l’intégration des immigrants.

Changer ses habitudes

Bien sur l’Alya, c’est pas simple. De nombreux challenges attendent  les olim hadachim.  L’Israélien travaille en moyenne 45 heures par  semaine. C’est quasi 30% de plus qu’en France, fini les 5 semaines de congés payés…

Il faudra changer ses habitudes. Mais c’est aussi comme cela que le pays affiche quasi 4% de croissance.

A ceux qui n’ont pas le courage de recommencer à zéro, parce qu’ils ont mis 15 ans à se construire une situation financière nous dirons : l’état s’est construit avec des médecins et des avocats qui balayaient les rues pour qu’aujourd’hui nous puissions bénéficier de tous les services évoqués.

A ceux qui pensent que leur situation est trop précaire pour se lancer dans l’aventure ; nous rétorquerons, que nombreux sont les israéliens ayant deux et même trois boulots.

L’Alyah, question d’idéal

A ceux qui rechignent a lâcher leur statut, qu’ils soient rassurés, en Israël il n’y pas de statut, le simple salarié peut parler à son médecin, son avocat ou au premier ministre de manière aussi directe.

Le plus grand bénéfice de l’Alya est de vivre sur sa terre, en liberté, la ou nous avons été chassé de tous les pays que nous avons traversé depuis 2000 ans. Alors que l’on soit trop riche, trop pauvre ou trop ! Après cette longue attente, maintenant que nous avons enfin notre état,  dommage de ne pas y vivre !

David Boukhabza

David Boukhabza

CEO de la société CAYA HARMONY CAPITAL. Spécialisé dans la recherche et la sélection d'opportunités d'investissements dans le domaine financier et immobilier. Installé en Israel depuis 2 ans, David Boukhabza s'est toujours fixé comme mission principale de rendre accessible les investissements d'ordinaires destinés aux gros investisseurs.

Une pensée sur “L’Alyah et le challenge de l’emploi : état des lieux

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    28 juillet 2017 à 11 h 31 min
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    Evidemment, cela reste un idéal mais je reproche au Salon de l’Alyah de m’avoir découragée à la rubrique emploi car mon profil est atypique et elle m’a dit ce sera très difficile puis alors qu’elle a vu mon désarroi s’afficher sur mon visage. Elle s’est reprise or je suis sensible et moi qui était remplie d’enthousiasme à tout épreuve, je dis bien tout. Cette conseillère à la noix m’a découragée sans le vouloir.
    Il ne faut pas faire des choses comme ça quand une personne s’est mise à apprendre l’hébreu toute seule et même l’anglais. Cela m’a découragé et surtout cela m’a fait de la peine. C’est comme si elle m’avait dit : « il y a pas de place pour vous et c’est en substance ce qu’elle m’a dit ». (Je tiens à dire que j’ai le bac et bien plus… ce qui en réalité me sert strictement mais strictement à rien rire). Or, je suis sans me vanter que D. m’en préserve réellement atypique. Ah, voilà je dois me remotiver c’est difficile car j’aime Israël par Idéal sincère et non par calcul. Sincèrement, je ne calcule pas du tout c’est un idéal pur. Mais là, franchement, je suis découragée. J’en veux au Salon de l’Alyah qui ne met pas en place des gens qui encouragent. La dame qui s’occupait de Jérusalem était,elle, très encourageante voire trop cela paraissait un peu suspect rire. Jérusalem ? Car c’est dans cette ville que j’aimerais vivre, encore un idéal rire. Toujours, l’idéal. Et je tiens à apporter une précision qui est très importante. Dans la salle, au mois de mai, il faisait chaud. Il n’y avait pas de fenêtres et les gens du salon de l’Alyah étaient assis patiemment, à attendre. Ce qui de mon point de vue, est extrêmement gentil. Auprès de l’agent chargé de l’emploi j’ai dû paraître très « dure », sévère car non souriante c’est parce que j’étais concentrée je la fixais mais c’est un défaut j’essayais de tout capter y compris à travers son attitude. Je suis comme ça, très concentré quand je suis intéressée. Elle a dû me trouver bizarre. Je l’ai reprise parce qu’elle me posait des questions qui n’avaient rien avoir avec l’emploi. Je lui ai alors rétorqué que c’est moi qui posait les questions et non elle. MAUVAIS DEBUT RIRE. Bref…

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