Le prochain accord sur le nucléaire iranien serait-il en phase de signature ?

Dans son édition de lundi, le New York Times révèle que pour parvenir à un accord avec les 5+1, l’Iran est prêt à transférer provisoirement une grande partie de son stock d’uranium vers la Russie. Mais seulement si l’accord est obtenu, affirme le journal.

Le New York Times rapporte cette information se référant aux autorités et diplomates proches des pourparlers, la qualifiant d’une avancée potentielle importante, alors que les discussions sont dans l’impasse. Le quotidien pose alors la question suivante :  « Que va faire la Russie de ce stock d’uranium ?  » Toujours selon lui, les Russes vont transformer les réserves d’uranium iraniennes en barres de combustible propres à être utilisées dans la centrale de Boucherh, seule centrale opérationnelle en Iran.

« L’Iran pourra toujours fabriquer des bombes atomiques. »

C’est une opération qui pourrait satisfaire et tranquilliser une grande partie des Occidentaux sur le devenir des réserves iraniennes. Et pourtant, ajoute le journal, c’est une démarche qui ne pourra pas bloquer l’Iran sur les possibilités de fabrication d’armes atomiques. Le NYT rapporte cette information alors que la date butoir approche et que les désaccords entre l’Iran et les 5+1 sont encore effectives, notamment sur le nombre de centrifugeuses actives et sur les contrôles internationaux exigés par l’AIEA, (agence atomique de l’ONU).

« Mais si la Russie et l’Iran parviennent à une entente sur  les réserves d’uranium, cela serait une plus grande évolution, » poursuit le journal. On ne voit pas très bien quel genre d’entente les deux pays pourraient conclure, car certaines questions sur la coopération entre les deux pays restent fluctuantes. Un responsable américain de la Sécurité nationale, qui a préféré rester anonyme, a déclaré au quotidien que « la Russie fait un travail remarquable, surtout pour bloquer les voies d’accès de l’Iran à la fabrication d’armes atomiques, un travail créatif et rationnel. » Personne ne sait encore lequel !

Un autre responsable américain affirme « qu’il existe un grand obstacle à la conclusion de cet accord, car on ne sait toujours pas si les Iraniens répondront favorablement aux propositions qui leur sont offertes ou bien s’ils poursuivront dans leurs exigences maximalistes qui ne sont pas conformes à leurs besoins pratiques (le responsable fait allusion au nucléaire pacifique et à la production d’électricité), car les autorités iraniennes n’ont pas encore réagi à la proposition.

Israël n’a pas officiellement répondu à cette information, mais nous doutons que le gouvernement israélien puisse se contenter d’un accord qui laisserait l’Iran libre de produire de l’uranium à partir de ses centrifugeuses qui resteraient en place et ainsi, aboutir à ce qu’Israël redoute le plus, l’arme nucléaire iranienne dans les mains d’un régime qui a promis au monde l’éradication du peuple juif et de son Etat.

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