La toxicologie sémantique de l’Occident

« En termes de langage, il est important qu’il véhicule des concepts simples, dénué de toute connotation négative, insultante et vexatoire vis-à-vis de la communauté musulmane. Pourtant, rien ne change à la violence du terrorisme ou à son négativisme, mais faites comme si une chose n’existait pas et elle finira par disparaître. » Ainsi se sont exprimé les collaborateurs de Laurent Fabius, le ministre Français des Affaires étrangères, qui lui enseignent comment affiner son discours.

Associated Press et Isranews nous ont aidés à distinguer les détours linguistiques qu’utilisent les dirigeants de ce monde qui permettent d’apaiser les auditeurs ou lecteurs, même si ces artifices ne changent rien à la réalité. De façon analogue, Obama a passé toutes ses années de mandat à redéfinir la guerre anti-terroriste par des termes neutres qui ne disent plus quel ennemi on combat. Mais toutes ses finesses sémantiques, destinées à clamer son attirance pour l’islam, n’ont pas pu empêcher la propagation de la violence dans l’Etat islamique. Le monde se retrouve aujourd’hui face au plus grave danger que la planète ait connu.

« En état de décomposition avancée… »

« Tout l’enjeu n’a jamais consisté qu’à ne pas effaroucher les masses musulmanes. De gagner des brevets d’Islamophilie. Mais ce danger est en train de semer la panique à Damas et Bagdad, deux sièges des plus grandes dictatures de la région, actuellement en état de décomposition avancée. Comment désigner les extrémistes issus du ou partis au Moyen-Orient, qui se sont ralliés au chef auto désigné du califat, Abu Bakr Al Baghdadi ? »

« On change les mots espérant qu’on guide la pensée »

« Le Ministre des Affaires étrangères français a déclaré que les gens devraient arrêter de faire référence aux extrémistes en Irak en Syrie en parlant de « l’Etat Islamique ». Pour compléter sa démonstration éclatante, il s’est exercé à le réduire à l’infini afin qu’il ne représente ni l’Islam ni un Etat. Laurent Fabius a fait référence à ce mouvement, mercredi, comme représentant DAECH, seul terme, selon lui, acceptable à son propos. C’est l’acronyme arabe redonnant son ancien nom, à savoir l’Etat islamique (mais seulement) d’Irak et du levant. »

Bachelard disait « Les hommes politiques sont des inaffectifs qui croient résoudre les problèmes du monde par la force de l’esprit. Mais l’esprit n’a aucune force, sauf celle de créer le chaos ! »

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