La technologie israélienne qui permet aux médicaments anticancéreux d’atteindre leur cible

Une technologie qui permet la délivrance ciblée et fiable dans le corps de médicaments anticancéreux a été développée au laboratoire du Pr Marcelle Machlouf au Technion. Cette technologie a considérablement augmenté l’efficacité de la thérapie génique et n’a pas les effets indésirables de l’actuelle chimiothérapie. Dans les expériences témoins faites sur les animaux, après le développement de la maladie, cette application a permis de doubler l’espérance de vie.

L’outil de la thérapie génique est l’insertion de gènes, des séquences d’acide nucléique qui sont codées pour la production de protéines. Cet outil permet d’abord la création de protéines qui remplacent les protéines abîmées ou qui manquent dans la cellule-cible, et ensuite, l’insertion de gènes menant à la création de protéines anticancéreuses dans la cellule-cible. Cette thérapie peut aussi empêcher le développement de résistances à la chimiothérapie et réduit les effets indésirables causés par la dispersion de la charge toxique sur son chemin vers la tumeur. Néanmoins, les traitements actuels impliquent « une fuite » du médicament sur sa route vers la cible cancéreuse, causant des dommages dans les tissus sains et provoquant de sérieux effets indésirables.

Conjointement avec le doctorant Limor Kaneti, Pr Machlouf a développé une plateforme de délivrance innovante appelée Nano-Ghost. Les Nano-Ghosts sont de fines particules faites à partir de la membrane externe d’un certain type de cellules, appelées cellules-souches mésenchymateuses. Ces cellules sont capables de cibler de façon sélective plusieurs types de cancers. Avec la technologie développée, ces cellules peuvent être produites en grande quantité au laboratoire, vidées de leurs contenants et remplacées par des emballages vides- les Nano-Ghosts.

L’utilisation clinique de cette technologie est simple : après le chargement du matériel génétique, les Nano-Ghosts sont injectés directement dans le flux sanguin, au travers duquel ils naviguent jusqu’à la tumeur. Puisqu’extérieurement il s’agit des cellules-souches mésenchymateuses, le système identifie ces particules comme amicales et ne leur fait pas de mal ; et puisque les particules ne déchargent pas leur charge en route, elles ne peuvent faire du mal aux tissus sains. Ce n’est qu’après avoir atteint le tissu malin et s’y être lové que le gène est alors injecté dans la cellule de la tumeur et que la production de protéines anticancéreuses commence. Il est important de noter que puisque ces particules ne génèrent pas de rejet immunitaire, il n’est pas nécessaire de produire des cellules-souches mésenchymateuses provenant du patient.

3 pensées sur “La technologie israélienne qui permet aux médicaments anticancéreux d’atteindre leur cible

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    19 octobre 2016 à 17 h 13 min
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    CHUUT gardez ça pour vous ils vont tout faire pour réduire votre découverte au silence pour continuer à gagner le maxi d’argent sur le dos des malades, le cancer ça rapporte des milliards au grands laboratoires, C’est bien ce qui ce passe non !!

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    19 octobre 2016 à 17 h 14 min
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    N’en parlez pas aux ETATS Boycotteurs !!!! ils préfèrent succomber, le paradis c’est mieux !

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    19 octobre 2016 à 19 h 24 min
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    On va dire « des médicament anti-cancer », c’est toujours moins sujet à erreur d’interprétation que « médicaments anticancéreux » (!!)

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