La start-up des hackers israéliens et de l’ancien boss du Mossad

Le meilleur moyen de se protéger de ses ennemis, c’est de les imiter !

Voilà ce qu’a bien compris Tamir Pardo, qui vient « de récupérer » une équipe de plus de 30 hackers des services de sécurité et de renseignement israéliens. Ceux-ci sont désormais regroupés dans une start-up appelée XM Cyber. ​​Elle se dit capable de protéger ses clients en se calquant sur le fonctionnement de vrais pirates.

Vue de l’esprit ? Proposition farfelue ? Que nenni : Le curriculum vitae de cet homme l’autorise à proposer pareil challenge !

Mais qui est ce monsieur ?

Tamir Pardo naît à Tel Aviv en 1953. Titulaire d’un BA en sciences politiques de l’Université de Tel Aviv, il s’enrôle en 1971 dans les FDI. Il sert comme officier de communication chez Sayer et Matkal (unité des forces spéciales).

Pendant l’opération d’Entebbe, il sévit comme officier de communications personnelles du commandant de l’opération, le lieutenant-colonel Yonathan Netanyahu.

Plus tard, participant actif à la création de l’unité Shaldag (opérations spéciales de la force aérienne), gradé capitaine, il inaugurera le poste d’officier de communication. Pardo terminera son service à Tsahal en 1978.

Il rejoint alors le Mossad, sert dans une unité opérationnelle et progresse dans les rangs des divisions opérationnelles, jusqu’à ce qu’il soit nommé chef des opérations spéciales.

En 2002, il est nommé directeur-adjoint du Mossad.

En 2006, il participe à la guerre du Liban comme détaché auprès de Tsahal et responsable des opérations spéciales menées dans ce  pays.

Pendant l’été 2007, on le retrouve au Mossad en tant que directeur adjoint. Un poste qu’il occupera jusqu’à l’été 2009.

Directeur du Mossad de 2011 à 2016.

Nommé directeur du Mossad par le Premier ministre Benyamin Netanyahou en novembre 2010, il ne commencera son mandat que le 06 janvier 2011.

Un temps caractérisé par une lutte contre nombre de bouleversements régionaux et prévention réussie pour déjouer toute activité terroriste. Ce dont se réjouit (en secret ?) le Mossad dont les capacités, tous types dans tous domaines confondus, ont été largement améliorées.

Ainsi, le renseignement et la coopération opérationnelle avec les pays étrangers élargis, ( y compris avec les pays qui n’ont aucune relation diplomatique avec Israël) et les interfaces avec les autres organes de sécurité d’Israël – ISA, IDF, etc. – ont été réellement révisées.

Réussite totale. En réponse à sa gestion des problèmes rencontrés au long de ces cinq années, le Mossad a reçu, grâce à lui, cinq prix à propos de la sécurité d’Israël pour « opérations audacieuses voire révolutionnaires ».

Une pareille expérience, ça vaut de l’or !

Partant du constat que les « cyber-menaces », si elles devaient être mises à exécution, pourraient endommager nombre de sociétés, voire les détruire, mettre à mal un état ou permettre de gagner une guerre sans coup férir, la suite logique quoi que peu fréquente, a fait que cet ancien chef du Mossad ait fondé sa propre société de cybersécurité en 2016.

XM Cyber, puisque tel est son nom, vise à sécuriser les réseaux en imitant le fonctionnement des vrais pirates et en simulant des attaques pour exposer leurs vulnérabilités.

Ce que confirme la formule : Le meilleur moyen de se protéger de ses ennemis, c’est de les imiter !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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