La Russie poste ses troupes à 8 km du Golan israélien

La Russie a tranquillement réalisé des mouvements de troupes jusqu’à un point du sud de la Syrie qui est situé à 8 km de la frontière du Golan israélien, en ne tenant aucun compte des objections israéliennes, révèle Debkafile en exclusivité. Moscou s’est servi de l’agitation autour du bras de fer sur le Mont du Temple et de la crise diplomatique entre Israël et la Jordanie afin de couvrir le déploiement rampant de ses troupes presque jusque sur les frontières syriennes d’Israël et de la Jordanie.

Mardi 15 juillet, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, le Ministre de la Défense Avigdor Lieberman et le Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Gadi Eisenkot ont rendu visite aux quartiers-généraux de la Division Bashan sur le Golan, pour mener un aperçu rapide sur le déploiement russe juste en face (voir la photo).

Les sources des renseignements militaires de Debkafile révèlent qu’environ 800 hommes de troupes russes font face à Israël et que 400 autres sont positionnés sur la frontière avec la Jordanie. Ils ont mis en place un barrage routier à l’Est de Quneitra, à 8 km des positions israéliennes sur le Golan. Ils ont aussi jalonné le terrain de 4 à 6 postes d’observation, certains d’entre eux situés à 13 kms des positions de l’armée israélienne, le long des 64 km de frontière syro-israélienne – entre le Mont Hermon au nord, jusqu’à un point situé au sud de Quneitra.

La plupart des troupes russes présentes à cet endroit ont été recrutées à dessein en Tchétchénie, au Daghestan et en Ingouchie, qui sont des Républiques réputées pour leurs activités musulmanes extrémistes.

Israël a émis, de manière répétée, des objections à la proximité de la présence de l’armée russe et demandé à l’Administration Trump de l’empêcher. Mais les protestations de Jérusalem sont restées lettre morte à Washington et à Moscou. Le Président Donald Trump et le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis perçoivent la création de zones de cessez-le-feu parrainées par les Etats-Unis et la Russie dans le sud-ouest de la Syrie comme une composante essentielle de leur coopération militaire en Syrie et dans la guerre contre Daesh.

 

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