La place du sacré dans l’espace public. Israël s’expose à la Biennale de Venise

Voir Venise et vivre… sa 16ème exposition internationale d’architecture ! Amoureux de Venise, faites coup double !

Vous les amoureux de cet espace « mi- eaux – mi- cieux » dont la magique beauté tient de la perspective de sa disparition inéluctable encore que cachée derrière les murs suintants des anciens palais qui bordent ses canaux, vous avez jusqu’au 25 novembre 2018 pour juger par vous-même de l’opportunité autant que de l’objectivité d’une telle exposition. Du moins en ce qui concerne les maquettes-projets consacrées à Israël.

Si l’on en croit les dires des organisateurs dont Yvonne Farrel et Shelley MacNamara, le thème de « FREESPACE » , thème retenu pour cette « Biennale Architettura 2018 » est sensé présenter à l’attention du public des exemples, des propositions, des éléments – construits ou non – qui illustrent les qualités essentielles de l’architecture, à savoir la modulation, la richesse et la matérialité de la surface, l’orchestration et le séquençage du mouvement, révélations du pouvoir et de la beauté de l’architecture. »

La biennale de cette année vous attend tant au Pavillon Central (Giardini) qu’à l’Arsenal et comprend 71 participants. Le courrier de l’architecte analyse sur son site la particularité de l’exposition israélienne.

« L’exposition proposée par le Pavillon Israélien est symptomatique d’une époque qui s’interroge sur la place du sacré dans l’espace public. Ses commissaires (Ifat Finkelman, Deborah Pinto Fdeda, Oren Sagiv et Tania Coen Uzzielli) analysent avec brio plusieurs cas à Jérusalem et dans ses alentours ».

Le thème religieux à la Biennale

Jamais la religion n’a été aussi présente dans les débats politiques depuis plus de cent ans. Il n’est donc pas étonnant de voir ce thème surgir au sein de la XVIe Biennale d’Architecture de Venise.

« Les architectes, en Israël, tournent généralement le dos aux questions religieuses », explique Me Deborah Pinto Fdeda. « Le Pavillon Israélien est cette autre proposition qui fait la part belle au fait religieux, toutefois sous un angle autrement plus didactique et analytique ».

Celle qui n’hésite pas à se dire non religieuse voire carrément athée de préciser : « Alors que nous n’avons pas de discussion à ce sujet à l’université, cette poussée soudaine du fait religieux et le développement des extrémismes nous invitent à étudier plus précisément le fonctionnement des lieux saints ».

L’exposition du Pavillon d’Israël au sous-titre évocateur de « In Statu Quo – Architecture de Négociation » a fait choix de se restreindre à cinq sites sacrés situés diversement : L’Eglise du Saint-Sépulcre, le mur occidental, le Mont du Temple, la tombe de Rachel et le Grotte des Patriarches.

Négocier entre différentes identités

Ces lieux, d’une façon ou d’une autre, témoignent de l’épineux problème de coexistence entre les religions. Mais pas seulement…

Peut-on espérer que les hommes aussi pourront y trouver leur compte ? Mais oui, «au travers de la capacité d’imagination de l’architecte, son pouvoir de négocier entre différentes identités, au travers des occurrences spatiales et des possibilités programmatiques » (sic)

Ceci-étant, entre témoigner d’un problème et le résoudre, le chemin peut être long… Long… Long…Peut-on espérer que cette biennale saura le raccourcir, trouver des perspectives nouvelles, les motifs nécessaires et suffisants pour établir enfin la Paix dans ce pays où coule le lait et le miel, j’ai nommé Israël ?

A vous de juger si oui ou non… Vous avez dit peut-être ?

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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