Les élèves qui sont entrés au collège cette année sont nés après l’assassinat antisémite d’Ilan Halimi.

Ils n’ont peut-être jamais entendu parler de ce jeune homme enlevé, séquestré et torturé à mort au début de l’année 2006 parce que le «gang des barbares» mené par Youssouf Fofana croyait qu’il était forcément riche, car juif.

Huit ans plus tard, le conseil départemental de l’Essonne, alors présidé par le socialiste Jérôme Guedj, avait créé le prix Ilan Halimi, qui vise à promouvoir des actions de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, menées par des jeunes de moins de 25 ans. Ce lundi, dans le cadre du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme présenté au début de l’année par Edouard Philippe, le prix est devenu national.

«L’antisémitisme est une insulte à la France […] Nous ne laisserons plus passer cette haine qui se nourrit de l’ignorance. La meilleure réponse est de répondre par ce qui nous rassemble, l’éducation et la culture», a déclaré Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, dont l’institution abritait ce lundi dans ses salons, rue de Valois à Paris, le lancement national du prix Ilan-Halimi.

Jusqu’au 22 novembre, les groupes de jeunes de moins de 25 ans pourront présenter leur initiative (inscription en ligne ici), qui peut être artistique, sportive, etc. Les finalistes seront invités à Paris où le prix 2019 sera remis le 13 février.Lire la suite sur jforum.fr