La marche du Hamas à Gaza critiquée par…des Palestiniens

Si à  Gaza, le Hamas a exprimé sa satisfaction face aux événements de la « grande marche du retour », le ton est bien différent à Ramallah

Le Hamas et les organisateurs de la marche s’accordent à maintenir la tension entre Israël et la bande de Gaza au moins jusqu’à ce que les événements atteignent leur pic prévu le 15 mai, à l’occasion de la Journée de la Nakba. Il s’agit d’éviter que le public palestinien ne soit épuisé par les événements.

Dans le même temps, le Hamas et les organisateurs tentent de motiver de grandes foules à se rendre à la frontière afin d’empêcher la tension générale de se dissiper. Les démonstrations devraient continuer les vendredis et les jours spécifiquement désignés (tels que la « journée des prisonniers »).

En même temps, les provocations violentes à l’encontre de Tsahal vont continuer, tout comme les efforts de trouver de nouveaux « moyens créatifs » d’attirer l’attention des médias, tels que des incendies massifs de drapeaux israéliens, des milliers de grands exemplaires de la « clé de retour », en utilisant des haut-parleurs à sirènes sonores, des feux d’artifice, des bus de femmes, d’enfants et de personnes âgées, et en organisant des marches aux flambeaux le long de la frontière.

A Ramallah, le ton est tout autre

Mahmoud al-Habash, conseiller de Mahmoud Abbas pour les affaires religieuses et juge de la charia dans l’Autorité Palestinienne, a prononcé un sermon dans une mosquée à Ramallah en présence de Mahmoud Abbas. Il a accusé le Hamas d’avoir délibérément encouragé les civils palestiniens à risquer leur vie à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Il a affirmé que le motif du Hamas était de fournir aux journalistes des images de Palestiniens morts pour s’attirer une couverture médiatique (Télévision palestinienne, 6 avril 2018). Une critique semblable, bien que moindre, a été exprimée par des militants palestiniens dans la bande de Gaza. Par craintes de représailles, ils se sont contentés de communiqués anonymes postés par des tiers dans les pays arabes voisins et à Ramallah.

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