La force et le dialogue : l’art de désamorcer une situation embrasée

Selon une information publiée par le journal Koweitien Al Jarida, le Premier ministre israélien aurait rencontré dans le plus grand secret le roi de Jordanie à Amman  avant-hier afin de désamorcer les tensions et mettre  fin aux violences musulmanes sur le Mont du Temple à Jérusalem.

Le journal écrit que Netanyahou a l’intention d’interdire prochainement l’accès du site aux fidèles juifs et d’améliorer la coordination avec le Wakf, l’autorité musulmane qui contrôle les mosquées situées sur le Mont du Temple. Mais le voyage de Netanyahou avait un autre but, celui de faire du roi Abdallah de Jordanie un médiateur avisé entre Israël et l’Autorité palestinienne. Et l’opération est sur le point de fonctionner, puisque Mahmoud Abbas a déclaré juste après la visite de Netanyahou : « En principe, nous soutenons le calme, nous ne voulons pas envenimer une situation jusqu’à ce qu’elle devienne incontrôlable. »

Selon le site Internet de la Chaîne 2, Netanyahou va prendre de nouvelles mesures concernant l’entée des visiteurs qui viennent sur le Mont du Temple, sans dire lesquelles. Mahmoud Abbas a affirmé que ce voyage était important, ainsi que la déclaration du Premier ministre israélien appelant au calme. Abbas a téléphoné au dirigeant israélien au lendemain de sa déclaration et l’a félicité pour son intervention auprès des députés et des membres du gouvernement israélien.

La semaine dernière, Abbas avait enjoint les Palestiniens à semer le désordre et empêcher les Juifs par tous les moyens de monter sur le Mont du Temple. Aujourd’hui, il fait appeler son cabinet en faisant dire que Netanyahou avait fait ce qui était nécessaire pour désamorcer la situation. Espérons seulement qu’Abbas ne joue pas un double jeu.

Les promesses de Netanyahou vont-ils porter atteinte à la souveraineté d’Israël ? Le journaliste Honen Polak ne le pense pas, car elles n’ont pas de conséquences juridiques, comme les lois qui concernent les lanceurs de pierres, juste des promesses qu’il va tenir le temps de ramener le calme. Après, il autorisera les Juifs à revenir sur le Mont du temple. Même s’il ne connaît pas encore les réactions du Hamas, il compte sur Abbas pour tranquilliser le mouvement terroriste qui n’a pas encore les moyens d’entretenir un embrasement.

Pour le Premier ministre, il s’agissait d’une situation délicate qui exigeait de la force et une capacité de dialogue. La semaine dernière, il faisait rapatrier 1.000 policiers supplémentaires, faisait voter à la Knesset un train de lois durcissant la jurisprudence israélienne, cette semaine il assouplit sa politique et discute avec ceux qui l’ont décrié. « L’art de gouverner, c’est de composer, » avait écrit un philosophe. C’est peut-être ce qu’il a fait.

Une pensée sur “La force et le dialogue : l’art de désamorcer une situation embrasée

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    4 novembre 2014 à 12 h 57 min
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    decidement le monde dans lequel nous vivons va a l encontre des preceptes etablis et suivis jusqu’a il y a peu

    aussi nous assistons a l emergence du mal absolu sous sa forme la plus devoilee

    peut etre que nous sommes vraiment dans les temps tant attendus par notre peuple et qu’au bout de ce

    mal absolu emergeront enfin le bien et la verite

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