La douceur, façon djihadiste français

Kevin Chassin, jihadiste français de 25 ans, a envoyé un « je t’aime, bisous » à son petit frère à Toulouse, une heure avant de se faire exploser, vendredi, dans un attentat meurtrier en Irak. Depuis, Brice, 21 ans, ne cesse de consulter les innombrables messages et photos que son demi-frère lui adressait « chaque jour » ces deux dernières années: un flux continu où alternent douceur façon djihadiste et violence, banalité et horreur absolue. Le djihadiste fraîchement converti était devenu capable de dire: « je n’ai jamais eu la chance d’égorger quelqu’un ». Ou d’écrire « les têtes vont tomber » sur son profil Facebook, une tête tranchée à la main: « Il était allé au marché, en Syrie, et avait vu deux corps décapités par terre. Il voulait faire un foot avec une tête. A la place, il avait fait une photo… » Catholique converti à l’islam, Kevin avait d’abord séjourné au Maroc où il s’était marié et y avait eu un enfant. Puis, « après un cambriolage » à Toulouse, il avait gagné la Syrie au printemps 2013.

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