La désinformation est-elle un phénomène purement antisémite ?

 

La couverture médiatique sur Israël devrait être précise et impartiale, mais ce n’est pas le cas. C’est l’éternelle question: Pourquoi ?  Exemples de phénomènes continus et honteux de la couverture trompeuse dirigée contre Israël.

Désinformation, des faits (parmi tant d’autres): Le 2 Août 1982, au cours de la première guerre du Liban, les premières pages des principaux journaux du monde mettent en exergue une photographie d’une tête bandée de bébé Libanais. La légende sous la photo titre : « Un bébé qui a perdu ses deux bras a été gravement brûlé à la suite d’une bombe larguée par un avion israélien. »

Lors d’une réunion à Washington, le secrétaire d’Etat américain George Shultz a montré la photo à son homologue israélien de l’époque, Yitzhak Shamir, et le réprimanda, en disant : « Le symbole de cette guerre est un bébé dont les bras ont été amputés. » L’image a eu un impact direct sur les décideurs, mais les circonstances de la photo et la légende étaient incorrects. Le bébé n’a pas perdu ses bras, il avait été légèrement blessé par un obus tiré par l’Organisation de libération de la Palestine.

Le policier israélien et le bâton

Le 30 Septembre 2000, la première page du New York Times affiche la photographie d’un policier israélien renfrogné agitant un bâton, avec un jeune ensanglanté à genoux sur le sol. La légende ci-dessous offre cette lecture : « Un policier israélien et un palestinien sur le Mont du Temple. » Il s’est avéré que le jeune homme était un étudiant juif américain, battu par des Palestiniens près du quartier de Mea Shearim à Jérusalem et secouru par la police des frontières. En ce qui concerne les éditeurs du New York Times, une photo d’un policier israélien en face d’un jeune homme ne pouvait pas être autre que le passage à tabac d’un Palestinien par un Israélien.

new york times

Le public français connaît bien l’histoire du faux assassinat de l’enfant palestinien, Mohammed al-Dura, qui aurait été abattu par des soldats de Tsahal au carrefour Netzarim alors que le corps de l’enfant n’a jamais été examiné parce que l’AP n’a jamais voulu le remettre aux autorités israéliennes pour autopsie et qu’un expert israélien a prouvé, documents à l’appui, qu’il ne s’agissait en fait que d’une mise en scène de France 2, ou plutôt du journaliste franco-israélien, Charles Enderlin, soutenu jusqu’à aujourd’hui par ses employeurs.

Il n’est donc pas surprenant que lorsque dans son reportage sur l’attaque d’une synagogue dans le quartier de Har Nof en 2014, suivi d’un entretien avec le maire de Jérusalem, sous-titrées par CNN, on puisse lire et comprendre : « Attaque meurtrière à Jérusalem » alors que les attaquants comptaient parmi les morts de l’attaque terroriste. Le Daily Telegraph de Londres a également écrit : « La police israélienne a tiré sur des Palestiniens dans une synagogue ! » Et le journal espagnol El Pais a rapporté six morts à Jérusalem, sans faire de distinction entre les terroristes et les fidèles.

Un phénomène continu et honteux

L’Échec professionnel et éthique des médias occidentaux dans leur couverture a bien des explications. Nous sommes confrontés à un phénomène continu et honteux de photos trompeuses et obliques, de fabrications détournées de légendes et de rapports au sujet d’Israël et du conflit israélo-palestinien, même parmi les médias les plus renommés qui tiennent en apparence des normes professionnelles élevées.

Depuis des décennies, la couverture des médias occidentaux souffre d’une information erronée, d’exagérations, de doubles standards, d’utilisation déséquilibrée de sources, d’associations de faits mensongers, d’analogies sans fondement, d’entrevues sélectives et tendancieuses et d’omissions importantes.

Les lacunes découlent d’un sentiment de solidarité avec le récit de la victime palestinienne, d’intimidation et de menaces de la part des Palestiniens, des voix contradictoires et critiques répandues en Israël, et d’antisémitisme. Du point de vue des médias occidentaux, Israël est seul à blâmer pour l’absence d’une solution de la violence.

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