La Cour Internationale de Justice se repose sur un document partial pour entamer son enquête

Le procureur général de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a averti Israël que s’il ne fournissait d’informations fiables sur l’opération Bordure protectrice, elle ouvrirait une enquête à grande échelle basée uniquement sur les revendications des Palestiniens de crimes de guerre israéliens.

Fatou Bensouda a déclaré qu’elle n’avait reçu aucune information de part et d’autre sur la guerre à Gaza l’été dernier. Elle a ensuite exhorté Israël et les Palestiniens à fournir des informations pour son enquête préliminaire. « Si je n’ai pas l’information que je demande, je serai forcé de la trouver ailleurs, ou peut-être je serai obligé de suivre une seule version de l’histoire. Voilà pourquoi, je pense qu’il est dans le meilleur intérêt des deux côtés de fournir à mon bureau des informations. »

fatouma bat salopeFatou Bensouda, procureur général de la CPI

« Une question me préoccupe » affirme le juriste Moshe Hanegbi : « Pourquoi la seule version de l’histoire qu’elle sera obligé de croire sera celle des Palestiniens qui ne fournissent aucune information fiable ? » L’Autorité palestinienne a accepté la compétence de la CPI en janvier, et a officiellement rejoint l’institution le 1er avril, prenant l’initiative d’une vague de tentatives unilatérales.

Alors que l’AP est certaine d’apporter des « preuves » de crimes de guerre pendant le conflit de Gaza, Israël semble moins pressé, dénonçant l’action de l’AP comme « scandaleuse », se reposant sur une information qui a échappé aux dirigeants palestiniens et étant sûr d’apporter la preuve des diffamations palestiniennes.

Bensouda a déclaré que le rôle de son bureau est « de faire des tentatives » d’atteindre à la fois les Israéliens et les Palestiniens. Le procureur a déjà reçu de l’information « des autres en ce qui concerne l’examen préliminaire. » Elle n’a pas de précisions sur l’identité de ces sources.

Bensouda était prête, cependant, à révéler que son bureau cherchait à obtenir une copie du rapport « Breaking The Silence » récemment publié « pour voir comment il peut nous aider dans la phase d’examen préliminaire. » Le rapport, qui comprend « des allégations de tirs aveugles contre des cibles civiles par des soldats de Tsahal dans la bande de Gaza », a été révélateur puisqu’il commandé et financé par une fondation palestinienne basée à Ramallah appelée le « Fonds des droits de l’homme arabe (FADH) ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *