La colère monte contre l’ONU au Yémen, accusée de jouer le jeu des chiites pro-Iran

Frustrés par l’incapacité des agences de l’Onu d’organiser la distribution de l’aide humanitaire au Yémen, des habitants d’Aden critiquent l’organisation internationale parfois accusée de collusion avec les rebelles chiites des houthis. Dans la grande ville portuaire du sud, la trêve initiée par l’Onu semble futile aux yeux des résidents confrontés au blocus imposé à certains quartiers par les rebelles chiites. « Aden est au bord de la famine et on n’a pas besoin de la trêve d’Ismaïl Ould cheikh Ahmed (l’émissaire de l’Onu) mais d’une levée du blocus qui permette de faire entrer dans la ville de l’aide par voies maritime et terrestre », s’emporte Mohammed Mossaed, un activiste de la société civile. Pour des raisons de sécurité, les agences de l’Onu n’ont pas pu débarquer à Aden des cargaisons d’aide humanitaire transportées par des navires accostant au large. Les rebelles houthis ont par ailleurs empêché un convoi humanitaire de 50 camions d’entrer en ville, selon un responsable d’un collectif de secours, Adnane al-Kaf.

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