La botte secrète des Israéliens contre les S-300 livrés à la Syrie

Depuis que l’armée russe a livré des systèmes modernes de défense antiaérienne S-300 à l’armée syrienne, les commentaires vont bon train sur l’évolution du rapport de force régional. Les Israéliens peuvent-ils encore intervenir sans risque dans les cieux syriens ? Il semblerait que la réponse passe par l’Ukraine.

Selon des rapports du renseignement russe, les militaires ukrainiens ont instruit leurs homologues américains et israéliens sur les capacités du système de défense aérienne. Ils ont autorisé les spécialistes des deux pays alliés de le tester dans divers scénarios possibles. Les batteries de missiles S-300 dont dispose l’armée ukrainienne sont semblables (mais plus rustiques), à celles livrées à Damas.

Un rapport russe a signalé que des avions F-15 s’entraînent en Ukraine contre le S-300 dans le cadre d’un exercice international impliquant des pilotes israéliens. Il n’était pas immédiatement clair si les pilotes israéliens volaient ou observaient simplement depuis le sol.

Depuis la livraison des systèmes S-300 à la Syrie le mois dernier, l’armée de l’air israélienne n’a effectué aucune frappe aérienne sur des cibles dans ce pays ravagé par la guerre. Toutefois, les dirigeants israéliens ont juré à plusieurs reprises que les frappes se poursuivraient. Il est donc fort probable que l’armée israélienne se prépare maintenant à une première action militaire dans ce nouvel environnement.

Le contact est loin d’être rompu avec Moscou

Quinze Russes ont été tué par la DCA syrienne à bord de leur Iliouchine Il-20, dans l’incident du 17 septembre, imputé par Moscou à Israël. Le Kremlin avait accusé les pilotes israéliens d’utiliser l’avion russe comme couverture.

En réponse, Moscou a annoncé de nouvelles mesures pour protéger ses forces armées en Syrie. Il s’agit notamment de doter Damas de systèmes de défense antiaérienne S-300.

Le dialogue n’est pas rompu pour autant entre Jérusalem et le Kremlin. Lors de l’ouverture de la session d’hiver de la Knesset à la mi-octobre, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a salué les relations avec la Russie, affirmant qu’il entretenait des « contacts directs et fréquents avec le président russe Vladimir Poutine » pour faire face aux « défis complexes et très difficiles dans notre région ». En outre, Netanyahou pourrait rencontrer Poutine en France, en marge des cérémonies du 11 novembre.

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