Justice en Israël: Un « Emoji » qui peut vous coûter fort cher !

 

Internautes mes frères, méfiez-vous, les « Smiley & Cie » ne sont pas tous fréquentables ! En Israël, un tribunal a jugé que « l’Emoji » pouvait valoir consentement dans le cadre d’un contrat de vente.

 

En effet, les emplois irréfléchis des ancêtres, les « Smiley » nés en 1972, des « émoticônes », plus récents que vous sortez vous-même de l’ordinateur, des « Emojis », derniers venus des symboles que l’on trouve actuellement en méga-quantité sur tous les smartphones, tablettes, ordinateurs ou réseaux sociaux peuvent vous mener fort loin, beaucoup plus que vous pouvez l’imaginer.

Le « Smiley » initial, (une mignonne frimousse aux états d’âmes multiples) a été repris et multiplié au centuple par un businessman de talent, Jérémy Burge, qui par le biais de ses « Emojis » leur a adjoint toute une panoplie d’icônes, de dessins divers et variés distribués aux/par de grands noms de l’informatique.».

Pour la plupart des gens, les « Hemojis » sont devenus bien plus qu’un moyen d’apporter une certaine légèreté d’appuyer une idée ou de suggérer un flirt possible .

Ainsi, aux États-Unis, le phénomène prend peu à peu de l’ampleur. En mars 2016, une adolescente de 12 ans a été poursuivie pour avoir publié, sous le nom d’un autre élève, une suite d’emojis eprésentant une bombe, un revolver et un couteau de cuisine. La jeune fille a comparu devant le tribunal pour mineurs avec des accusations de « menaces » et « cyberharcèlement ». Dans ce cas, les « Emojis » seuls ont servi de preuve matérielle pour lancer la procédure judiciaire

L’Emoji au tribunal

En Israël, un tribunal a jugé que « l’Emoji » pouvait valoir consentement dans le cadre d’un contrat de vente.

En réponse à une annonce immobilière, un couple avait envoyé un message WhatsApp rédigé ainsi : « Shalom, Shalom, nous voulons la maison. Nous avons juste besoin de discuter de quelques détails »… Texte accompagné « d’Emojis » enthousiastes et festifs.

Le vendeur, ravi de la bonne tournure que prenaient les évènements avait donc retiré son annonce quand, après réflexion, les potentiels acheteurs se rétractèrent. Ce à quoi le propriétaire engagea une procédure judiciaire dont le résultat lui fut bénéfique : L’émetteur du message fut condamné à lui verser un dédommagement à hauteur de 8000 shekels !

Cela fait cher du « Emoji » !

Le pouvoir symbolique (et financier) d’un Emoji

Seul à avoir eu l’idée de les classer, les répertorier, les cataloguer et cela depuis des années, Jérémy a quant à lui construit un empire de 140 millions de pages consultées/an sur le net et annoncé, (issus en partie de la publicité), des revenus à six chiffres pour 2015 dont le montant a doublé l’année suivante.

Rapidement assimilés dans la « culture internet de chacun » ces « emojis » ont pris une signification symbolique bien particulière.

A la vitesse grand V, ils sont devenus des signes à autrui, des concepts trop souvent nébuleux et variables. Il n’est que citer « les femmes avec des oreilles de lapin » devenus le symbole représentatif des femmes de mauvaises vies, l’aubergine, d’un pénis, la pêche, de fesses rebondies comme le pistolet, de menaces, etc. …

Bien qu’à ce jour en France, aucune affaire n’ait été conclue par une condamnation pour harcèlement sexuel via les « Emojis », il pourrait en être tout autrement dès que seront déterminés leur responsabilité et leur rôle juridique. (Dans une affaire de harcèlement sexuel, deux dimensions sont essentielles selon l’article 222-33 du Code Pénal : Le caractère « répétitif des propos ou des comportements et leur « connotation sexuelle ».)

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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