Juifs et Noirs : Des identités torturées. Par Gilles-Michel DEHARBE

La nature humaine a horreur du vide, dit-on et l’homme moyen meuble le silence de toutes manières possibles. En dehors des paroles de la Torah, le sage connaissant les méfaits de la langue choisit le silence et évite du même coup la moquerie, la grossièreté, la flatterie, le mensonge, la médisance, le blasphème. Le traité Pessahim (99a) ajoute : Si le silence est bon pour le sage, il l’est encore davantage pour le sot .

Beaucoup ont vu une analogie entre la condition juive et la condition noire. Senghor inclut les Juifs dans sa trilogie des peuples souffrants constituée par les Négro-africains, les Juifs et les Berbères. Les termes de ghetto, diaspora, déportation appartiennent maintenant à l’histoire des Juifs et des Noirs.

Cependant, la solidarité des persécutés n’a pas d’existence tangible ; c’est plutôt une profession de foi et une illusion. En outre, la souffrance n’est pas une valeur juive, ce n’est pas là qu’il faut chercher ce qui peut attirer les uns vers les autres. A l’inverse, il y a la réussite des Juifs. La création de l’état d’Israël a frappé l’imagination des Africains. Cela a été un modèle pour tous les hommes politiques africains y compris Mandela qui lisait les Mémoires de Begin dans sa prison.

Les Africains se reconnaissent dans la Bible. Ils éprouvent en la lisant un sentiment de familiarité. Léon Askenazi qui était appelé régulièrement au Cameroun par le Président Paul Biya pour l’initier aux lectures juives disait en parlant des Africains : « Ils sont plus bibliques que nous ».

C’est dans la Bible que l’on trouve le récit de la rencontre du roi Salomon et de la reine de Saba. Selon une légende éthiopienne, ils auraient eu un fils, Ménélik. La dynastie éthiopienne en revendique la descendance. Même si la Bible n’est pas un livre d’histoire, on y apprend la destruction du royaume d’Israël avec les exils et les déportations qui ont conduit à la disparition des dix tribus d’Israël, une réalité historique qui a donné naissance à nombre de mythes. Selon un commentaire talmudique les tribus perdues se trouveraient en Afrique. Selon l’historien Nahum Slouchz, la première apparition des grandes colonies juives sur le littoral africain date de l’an 320 avant l’ère commune, lorsque Ptolémée Soter envahit la Judée et transplanta plus de cent mille captifs juifs en Afrique.

La nature des attaches qui lient les peuples noirs au peuple juif et les éléments sur lesquels les Africains s’appuient quand ils se découvrent Juifs est la Bible, qui est le premier miroir qui leur est offert. La Bible ne désigne pas les Noirs en tant que tels, elle nomme les Ethiopiens. Le pays de Kouch désigne l’Ethiopie et l’Afrique par extension. Kouch est le fils de Ham, un des trois fils de Noé. L’Ethiopie est présente dans l’histoire de l’Israël ancien. « Au-delà des fleuves de Kouch » est une expression que l’on entend dans Isaïe (XVIII,1) et Sophonie (III,10). La considération pour Kouch s’exprime encore dans la bouche du prophète Amos : « Ô fils d’Ethiopie vous êtes pour moi comme les fils d’Israël dit le Seigneur » (IX,7). Kouch symbolise la force et aussi la soif de spiritualité. On trouve cette idée dans le psaume LVIII verset 32 : « Kouch tendra les mains vers Dieu » un verset mis souvent en avant par les Rastafaris.

Les traces juives en Afrique

Les traces juives en Afrique sont nombreuses. Elles sont anciennes comme en en témoignent plusieurs historiens. Au premier siècle, Philon l’historien juif d’Alexandrie écrit que de son temps ses coreligionnaires habitent jusque sur les frontières de L’Ethiopie. Des chroniqueurs arabes, tels Al Idrissi au 12ème siècle, Ibu Khaldum au 13ème, citent l’existence de communautés juives au cœur du Sahara. Au 16ème siècle, l’historien et voyageur Léon l’Africain traverse l’Afrique de l’Ouest et y rencontre des Juifs. Citons aussi Eldad Hadani, un voyageur juif du 9ème siècle. Dans un très bel ouvrage illustré, Jacob Oliel reconstitue l’histoire occultée d’un royaume juif Saharien balayé par une vague de fanatisme en 1492. Avant le christianisme et l’islam, le judaïsme a été la première des grandes religions monothéistes en Afrique.

Souvenons-nous qu’il est né au Sinaï. On en retrouve les traces jusqu’à Tombouctou et au-delà. La recherche de traces juives en Afrique réunit aussi les mystères supposés du continent noir et celui des dix tribus d’Israël. On sait que dans la tradition juive le rassemblement sur la terre d’Israël des tribus disparues après la destruction du royaume du Nord par les Assyriens au huitième siècle avant l’ère commune annoncera la venue des temps messianiques. Ce sera la geoula – la délivrance. Ce thème est à l’origine d’un grand nombre de mythes parfois fantaisistes.

Mais, cette mythologie n’exclut pas, par ailleurs, l’idée d’une transmission spirituelle d’un ferment juif de génération en génération. Ces dernières années le rabbin Elyahou Avihail s’est donné pour mission le retour des juifs oubliés. Il a fait revenir en Israël les descendants de la tribu des Bne Menashe qui vivent aux frontières de l’Inde et de la Birmanie, mais le rabbin Avihail est resté peu sensible aux échos qui venaient d’Afrique.

Les Juifs du secret

Pourtant, plus près de nous, la présence juive en Afrique appartient au domaine de l’histoire solidement établie. Dans un mémoire riche en documents, Izabel de Moraes, chercheuse brésilienne fait le récit du commerce des cuirs et des peaux qui firent au 17ème siècle la prospérité du souverain et des habitants de la Côte qui va du Cap Vert à la Gambie. Ils eurent avec des Africaines des enfants qui pratiquèrent la religion de leurs pères. Sous la domination des Portugais, les juifs ont subi l’Inquisition qui les obligeait à se convertir avec leur entourage.

Les archives révèlent que les Nouveaux Chrétiens continuaient à pratiquer le judaïsme en se cachant. Ces Juifs du secret ont été nommés les marranes. Le marranisme est une constante de l’histoire juive. Cela nous amène à parler des familles afro-brésiliennes issues de l’histoire du commerce triangulaire. Des Portugais ont vécu au Brésil du temps de l’esclavage. Certains étaient gouverneurs et marranes. Nommés ensuite en Afrique, au Togo ou au Bénin, ils ont fait souche. Leurs descendants africains témoignent aujourd’hui de la multiplicité des origines et du mélange étonnant dans l’histoire de l’inquisition et de l’esclavage.

Les groupes juifs ou judaïsants qui se développent en Afrique sont nombreux et variés et ont chacun une histoire particulière. Commençons par l’Ethiopie et Les Falashmouras : à côté des Falashas ou Beta Israël, qui sont juifs depuis des siècles voir des millénaires, des milliers d’Ethiopiens ont été convertis de force au christianisme. Aujourd’hui, ils revendiquent leur identité juive. L’état d’Israël qui avait fixé un quota pour leur retour a décidé, un temps, d’ouvrir à nouveau les portes. En Afrique du Sud, les Lembas sont des dizaines de milliers qui s’affirment juifs, appuyés par les recherches génétiques, les faisant venir du Yemen. En fait, ils développent peu d’institutions juives, contrairement aux Ibos du Nigéria qui comptent plus d’une vingtaine de synagogues. Hiben Daniel a expliqué que les Ibos maintiennent des pratiques hébraïques depuis toujours (séparation du lait et de la viande, interdiction du porc et des poissons sans écailles ni nageoires). Chez d’autres peuples comme les Fangs et les Bamilekes du Cameroun, les Ashantis du Ghana où existe un groupe juif

« The house of Israel », on reconnaît des réminiscences juives. On peut s’en étonner et il faut rappeler que l’histoire de l’Afrique n’est pas immobile. Elle ne commence pas avec le colonialisme et les missionnaires comme certains l’imaginent. Des peuples sont arrivés dans la forêt subsaharienne depuis seulement quelques siècles. Plus au nord, ils ont pu être été touchés par des influences juives. Par exemple la littérature orale africaine contient des motifs bibliques chez les Wolofs du Sénégal comme l’a montré Samba Diop.

Un groupe de Tutsis revendique également des origines juives et tient un discours politique. Là il convient d’être prudent avec la théorie hamitique qui distingue les Africains venus de la haute Égypte, de type sémite aux Africains du Sud de type Bantou. Cette théorie contestable peut donner lieu à des dérives racistes. On doit aussi tenir compte de la politique de réconciliation du gouvernement rwandais qui tient à éviter le rappel des origines dans la vie quotidienne. Il n’en est pas moins vrai que ce sont les Tutsis qui ont été exterminés lors du génocide de 1994.

En ces temps de révisionnisme les mots justes sont indispensables pour rendre compte de la réalité. Il ne s’est pas agi d’un génocide rwandais, mais d’un génocide tutsi. Plusieurs survivants ont été reçus à Yad Vashem à Jérusalem. D’autres Africains encore tournent leur regard vers Jérusalem comme les Maliens de l’association Zakhor et les Cap Verdiens de l’association « Amitié Israël-Cap Vert ». Enfin, en Ouganda avec les Abayudayas qui pratiquent le judaïsme à quelques 200 km de Kampala dans plusieurs villages. Des rabbins américains et israéliens les ont convertis officiellement. Les Abayudayas ne revendiquent, en revanche, pas d’ascendance lointaine. Leur communauté a été formée au 19ème siècle par un Africain devenu protestant, officier dans l’armée britannique. Il a lu la Bible et s’est tourné vers le judaïsme.

Le présent peut-il devenir perspective d‘avenir ?

L’actualité récente nous renvoie l’écho de tensions et de malentendus entre Noirs et Juifs. Il n’en fut pas toujours ainsi. Tout au long de l’histoire, des rencontres et des convergences autrement plus constructives se sont produites. Le monde noir, en Afrique ou aux Amériques, a souvent trouvé dans les symboles culturels et religieux du judaïsme une source d’inspiration pour forger son identité. L’histoire des amours du roi Salomon et de la reine de Saba a nourri durant des siècles la geste de la dynastie du Négus éthiopien et laisse son empreinte jusqu’à aujourd’hui sur le rastafarisme.

Le récit fondateur du peuple juif, la sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage, fut aussi un récit libératoire pour la condition noire. Le judaïsme s’est aussi illustré en tant que tel au sein des populations africaines, ouvertement avec les Falashas ou allusivement dans certaines tribus de l’Afrique de l’Ouest… À l’époque contemporaine, résultat de l’expérience existentielle ou sous l’influence des religions évangéliques, nourries de Bible, les Noirs ont aussi trouvé des modèles dans les formes d’identité juive élaborées à travers l’histoire (diaspora, retour à la terre d’origine…)

S‘il existe des affinités électives entre Juifs et Noirs, il existe également un rapport du monde noir des Juifs et du judaïsme. Quels sont les mythes et les circonstances à travers lesquels il s’est construit ? Il faut notamment relire le fameux texte biblique de la malédiction de Ham, le fils de Noé, pour tarir la source à laquelle s’est abreuvé le racisme jusqu’à l’époque contemporaine, sur la base d’une lecture orientée. Les faits historiques vérifient-ils le rôle que l’on attribue aux Juifs dans la traite transatlantique ? Que fut aussi l’apport des Juifs à la lutte pour les droits civiques aux États-Unis ? Qu’est-ce qui a fait que le modèle hébraïque et biblique a été supplanté par un modèle d’hostilité ?

Un vécu commun

Si Juifs et Noirs partagent un vécu commun de discriminations, de souffrance, d’exils et de diasporas, le passage de la comparaison à l’identification revêt de multiples formes, des plus positives (comme la sortie de l’esclavage) aux plus négatives (aujourd’hui, en France et aux états-Unis, une rivalité identitaire sur fond de concurrence victimaire). Le Figaro du mercredi 27 mai 2009 consacrait un reportage à la petite communauté juive du Yémen, qui malgré les harcèlements, les pressions et les attaques qui se multiplient contre elle, persiste dans sa volonté de ne pas quitter le pays.

L’article est illustré par une photographie qui montre que deux Juifs yéménites sont en route pour célébrer un mariage dans le sud du pays, en juin 2008. Les deux hommes sont assis sur une mobylette. Le premier semble porter un châle de prière, les deux portent des kippas et des péoth. Malgré ce que laisse entendre cette photographie, l’article du Figaro précise que les Juifs yéménites ont appris l’art de la dissimulation. « On vit ici, on mourra ici », jure l’une des femmes juives yéménites interrogée. « D’accord, Israël est le pays des Juifs, j’ai des oncles là-bas », explique encore un autre témoin, « mais nos racines, nos traditions sont ici. »

De la reine de Saba aux dix tribus perdues en passant par différents exils dont le départ est connu mais l’arrivée incertaine, il s’agit de retrouver ces communautés d’Israël pour leur offrir le retour, qui est l’une des modalités des temps messianiques. Or rien n’est moins simple : comme le montre notamment Edith Bruder, le rapport de ces « Juifs noirs » avec leur identité initiale doit être reconstitué à travers de multiples strates, à partir de traces dans la langue, les coutumes ou les récits des origines. Ou alors il s’agit de communautés qui, arrivées par elles-mêmes au judaïsme, attendent une validation rabbinique. Une fois en Israël, ces Juifs d’Afrique connaissent souvent, comme on le sait, une intégration difficile. Israël avait organisé la venue de 20 000 Juifs égyptiens en 1984 et de 15 000 autres membres de cette communauté en 1991.

Le cas des Falasha Mura

Les Falasha Mura sont la dernière communauté juive restante en Ethiopie et ils ont été longtemps persécutés pour leur croyance. Dans la région nord de Gondar, nombreux sont les membres des Falasha Mura, qui ont été forcés de se convertir au Christianisme. De fait, l’authenticité de leur Judaïsme a été mis en doute par des personnalités religieuses. C’est toujours le problème face à des religions qui ont conservé leur fâcheuse tendance à la conversion forcée. De là, faut-il faire venir tous les Juifs éthiopiens en Israël ? Sur environ 100 000 Falashas, dont certains sont d’anciens Falashas Mura, un petit groupe reste cependant chrétien, et a même des activités prosélytes vivement dénoncées par la communauté !!!

Le peuple juif, déchiré par les dispersions, doit retrouver son unité. Sans remettre en cause ce qu’on appelle « ahavat hinayana » , l’identité juive requiert néanmoins le partage d’un cadre de valeurs et d’objectifs. Si l’on doit réfléchir à la situation des juifs noirs, la circonscription d’une spatialité et d’une temporalité s’impose. Il n’en va pas de même pour d’autres pays, comme la France, par exemple, puisque la situation actuelle (des juifs noirs) est au prise avec des interdépendances historiques et internationales de larges ampleurs.

Il serait erroné de penser que la connaissance du judaisme va de soi : c’est un immense programme qui embrasse des questions aussi difficiles telle que la fameuse malédiction de Ham. Eli Munk et Rachi pour ne citer que ceux-là, situent Ham en Afrique. Mais la Torah ne le dit nulle part.

Le 21 avril 2009, plus de 1.500 Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté, selon la police, à Jérusalem pour protester contre la décision du gouvernement de mettre fin à l’immigration d’Ethiopie, qui avait débuté il y a 30 ans. Portant des milliers de photographies de proches restés en Ethiopie, les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles était inscrit : « Israël, une seule nation, juifs noirs et juifs blancs ensemble », « Poursuite de l’Alya ». Selon le gouvernement israélien, les candidats éthiopiens à l’immigration en Israël ne répondent désormais plus aux critères de la « loi du retour ». Cette loi donne un droit automatique à l’immigration en Israël accordé aux juifs du monde entier ainsi qu’à ceux dont l’un des quatre grand-parents est juif ou ceux qui sont mariés à un juif ou bien encore ceux qui sont convertis au judaïsme orthodoxe. Israël a ainsi mis fin à la mission de son délégué gouvernemental à Addis Abeba qui était chargé d’organiser les départs depuis l’Ethiopie. (Source AFP).

Par ailleurs, les Juifs noirs utilisent plus volontiers le terme de retour plus que de conversion au judaïsme, comment expliquer cette subtilité langagière ?

Par ailleurs, il y a 6000 travailleurs africains en Israël : ceux qui se veulent juifs parce qu’ils veulent étudier, ceux qui ne sont pas du tout juifs mais qui croient être les vrais hébreux avec une dimension beaucoup plus idéologique, et aussi des gens qui n’ont rien à voir avec le judaïsme. Il n’y a pas beaucoup de pays au monde qui accepteraient que trois milles noirs s’installent sur leur sol et refusent leurs lois. Il y a du nouveau pour cette communauté, l’Etat leur a donné des terres, le problème du permis de travail est réglé etc ….

Les juifs noirs de ce pays deviendront-ils naturellement « visibles », ne feront-ils plus exception ? La responsabilité incombe aux deux parties, car le cadre chronologique du judaïsme révèle l’unité profonde d’une expérience identitaire commune pour le peuple juif. Il ne s’agit pas d’une expérience institutionnalisée par la division de concepts : sépharade d’un côté et ashkénase de l’autre, par exemple. Il s’agit plutôt de la dynamique d’unité qui plongent ses racines dans la Torah.

*Maurice DORES : « La Beauté de Cham. Mondes juifs, mondes noirs ». Editions Balland, 1992.

*Maurice DORES : Identités juives et racines Africaines, Collèges d’études juives AIU. Paris 2006. Academ 2006

* Voir l’ouvrage d’Olivier Bourguet, Ethiopie, L’Empire Mythique, paru dans la collection » Mémoires du Monde » chez Vilo en 2006.

* Voir « Le passeur de mémoire » de Paul Uzan, Vision d’Isarël, n° 47.

* « Quand des Noirs se découvrent juifs » – Jean-François Mayer – Institut Religioscope – 18 Février 2009.

3 pensées sur “Juifs et Noirs : Des identités torturées. Par Gilles-Michel DEHARBE

  • 12 octobre 2018 à 12:21
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    « la solidarité des persécutés n’a pas d’existence tangible ; c’est plutôt une profession de foi et une illusion » écrit sans rire môssieu DEHARBE… Ce sont là des propos qui n’appelleraient qu’un haussement d’épaules s’ils n’avaient trouvé l’hospitalité, non sur un site d’extrême-droite mais… sur un site où on fait grand déballage de judéité. Mon dieu, que de puanteur, du côté de tout-ce-qui-se-dit-juif un peu trop bruyamment…

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    • 12 octobre 2018 à 6:24
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      (suite) une autre affirmation devant laquelle on peine à garder son sérieux, tant elle relève de la farce macabre, est celle selon laquelle « les Africains se reconnaissent dans la Bible. Ils éprouvent en la lisant un sentiment de familiarité ». Pour sûr ils l’éprouvent, le… sentiment de familiarité ! Et on rougit d’avoir à rappeler ce qu’il en fut du rôle de la Bible dans l’asservissement de ces peuples, doublé d’une extermination qui sans être LA MEME CHOSE que celle des juifs ne fut pas non plus : LE CONTRAIRE…

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  • 13 octobre 2018 à 12:28
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    (fin) comme on pouvait s’y attendre, rien ne nous est ici épargné des poncifs de l’imaginaire colonial, et c’est ainsi que l’on apprend que… « la création de l’état d’Israël a frappé l’imagination des Africains ». Mais je crois savoir qu’elle a aussi frappé celle de bien des hommes libres et de bien des femmes libres, aux quatre coins du monde. Et, même si les responsabilités ne sont pas unilatérales : il conviendrait de se demander pourquoi ce capital de sympathie a pu s’effriter, même si c’est là il faut l’espérer une réalité temporaire.

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