Juifs de France : Avant l’Alyah, la ruée vers l’immobilier israélien (Enquête)

On l’a déjà dit et écrit. Aux yeux des spécialistes, les évènements antisémites en France et en Europe, vont provoquer une vague d’Alyah. Avant l’arrivée massive des premières familles cet été, un phénomène annonciateur est déjà palpable : l’achat de bien immobilier en Israël.

Yossi Touboul, organisateur de salons en France, en Belgique et en Suisse évoque les faits. Selon les lui, c’est sans précédent: « Tout le monde parle de monter en Israël, le nombre de visiteurs est surprenant. Nous sommes habitués à recevoir 100 à 150 personnes par jour, au mois de janvier, ce n’est pas moins de 1200 visiteurs qui sont venus se renseigner en vue d’une prochaine acquisition. On peut dire qu’une certaine panique a suivi les assassinats à Paris. Tout le monde désire au moins un pied-à-terre en Israël ». Yossi Touboul indique en outre que le nombre d’entrées sur les sites internet spécialisés a quadruplé. Il s’attendait donc à une plus grande présence dans les  salons mais n’en avait pas mesuré l’ampleur.

Qui achète ?

Orit Gabay-Tirer, sous directrice générale d’une société immobilière israélienne, réputée et présente dans les salons, affirme avoir vendu en un seul  jour plusieurs appartements sur Tel-Aviv. Fait nouveau, les acquéreurs provenaient de couches sociales très variées. Traditionnellement, les juifs français optaient jusque-là pour des appartements de luxe dans les villes de Tel-Aviv, Netanya, Ashdod ou Jérusalem. Cette fois la population était socialement plus diversifiée et a voulu connaitre d’autres projets dans d’autres localités.

Mme. Gabay-Tirer ajoute que les renseignements demandés concernaient autant des logements de 4 pièces sur Ashkelon à 240 000 Euros, que des  appartements luxueux du nord de Tel-Aviv coûtant 3 000 000 d’Euros. « Le ressenti parmi les exposants était que, même ceux qui n’ont pas acquis de logements pendant le salon, recherchaient activement les moyens d’acquérir un pied-à-terre.

Après un rapide tour d’horizon des différents entrepreneurs et agents immobiliers habitués des salons en France, une conclusion s’impose: le nombre de visiteurs était tel, qu’aucun exposant n’a pu tous les recevoir. En revanche, les contacts ont été pris et les plannings de rendez-vous sont surbookés.

Les signes précurseurs de l’arrivée en masse des Juifs de France ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *