Journée de la femme ? Y a encore du boulot messieurs les rabbins…

A la veille du 8 mars, journée de la femme, Ouïe-Ouïe-Ouïe, il y a encore du travail à faire du côté de ces messieurs en général et de certains rabbins en particulier !

Pourquoi cibler cette catégorie plutôt qu’une autre ? D’abord parce qu’on n’est jamais mieux servi que d’aller voir ce qui se passe chez les siens.

Ensuite parce que (si l’on s’en réfère à certaines publications), telle une caricature, le fait de grossir le trait facilite la vision de ce que l’on cherche à expliciter, en l’occurrence qu’il serait grand temps de cesser de réduire la femme à la fonction de reproductrice, de femelle en chaleur face à l ‘Homme avec un H majuscule. (Même si l’on ne doit pas oublier qu’à contrario le Rav Kook par exemple pensait et écrivait que la femme est spirituelle par nature et que l’homme, trop bassement matériel, doit œuvrer tout au long de sa vie pour tenter de parvenir à son niveau).

Ceci étant, même si les rabbins ultra-orthodoxes sont peu nombreux, c’est encore trop que de les entendre souligner qu’il est incontestable que « la femme, alors qu’elle n’est encore qu’une toute jeune enfant, rêve déjà du jour de son mariage alors qu’il n’existe aucun phénomène équivalent chez l’homme ».

Et de rappeler qu’il est dit que « la Torah, consciente de cette réalité, impose à l’homme l’obligation de se marier, alors que la femme en est dispensée ainsi qu’il est rapporté dans la neuvième michna du sixième chapitre du traité Yébamot, page 65b : « L’homme a l’obligation d’accomplir la mitsva de la procréation alors que la femme en est dispensée »

Et de continuer cette démonstration magistrale : « En effet, quel besoin y-a-t-il d’imposer à la femme l’obligation du mariage, alors qu’elle y tend de tout son être ? La guémara, dans le traité kidouchin 7a, dit au nom de Rèch Lakiche : טב למיטב טן דו מלמיטב ארמלו ; (tav lémeitav tan do milémeitav armelo), ce qui signifie que la femme préfère se marier plutôt que de rester seule, quitte à ne pas être trop exigeante sur le choix du conjoint. »

 Voilà qui est dit ! Circulez, il n’y a plus rien à ajouter !

Mais si ! Rien ne vaut que d’enfoncer le clou encore et encore, de rappeler que l’homme va se définir essentiellement par son rapport à l’étude : והגית בו יומם ולילה « tu l’étudieras jour et nuit »  (Yéhochou’a 1,8)., ce qu’on attend de l’homme, c’est la capacité à appréhender des sujets et des thèmes variés de la Torah et à y consacrer le plus clair de son temps… Alors que la femme quant à elle, n’est pas dotée de cette vocation intellectuelle. Elle est plutôt conçue comme la dispensatrice de la vie, à l’image de ‘Hava, la première femme, dont le nom signifie    אם כל חי « mère de tout vivant » ainsi qu’il est mentionné dans Béréchit 3,20 : ויקרא האדם שם אשתו חוה כי הוא היתה אם כל חי « Adam appela sa femme ‘Hava car elle était la mère de tout vivant »

Et de conclure sans état d’âme : « L’homme est donc un être porté vers les hauteurs spirituelles et sublimes mais il doit accepter de descendre de son piédestal pour prendre femme. C’est d’ailleurs exactement en ces termes que s’exprime la guémara dans Yébamot 63b נחות דרגא ונשא אתתא « Descends d’une marche et prends femme »

J’arrête-là ! Heureusement, tous les hommes ne pensent pas ainsi… Mais Ouïe-Ouïe-Ouïe, convenez qu’il reste un sacré travail à faire…

 

 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Journée de la femme ? Y a encore du boulot messieurs les rabbins…

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    13 mars 2019 à 23 h 32 min
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    Israel est le pays du lashom hara de la femme par excellence, n importe quelle femme peuvent faire de Fausse declarations et faire emprisonner leur mari freres qui Elles veulent sans etre inquiete.

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