Journal de bord d’une prof israélienne…à distance

« Bonjour, je suis enseignante dans une école du sud, et moi aussi j’écris maintenant les bulletins de fin de semestre. Depuis presque un an maintenant nous enseignons à distance, devant des écrans noirs que nous essayons d’ouvrir, de réveiller et de rendre plus intéressants. Texte reçu par la journaliste Sivan Rahav Méir.

Je suis prof en Israël. Nous les enseignants, téléphonons personnellement à chaque élève, nous préparons des fiches de travail, des fiches de jeu et surtout nous essayons de nous renouveler et de trouver d’autres méthodes d’enseignement. (nous avons un diplôme d’enseignant, pas un diplôme de «zoom» …).

Chaque jour est pour moi une nouvelle leçon de patience et de créativité : comment fêter les anniversaires en classe cette année ? Comment renforcer à distance les enfants qui se retrouvent à plusieurs reprises dans l’isolement et dont je vois la tristesse sur leurs visages ? Comment s’occuper d’un élève dont la grand-mère vient de décéder du Covid ? Comment traiter 500 messages par jour dans le groupe WhatsApp des parents d’élèves ? Et comment, comment leur écrire un bulletin scolaire maintenant, dans ces conditions particulières que nous vivons ensemble depuis le début de l’année ?

Le confinement et le programme officiel

Cela fait déjà longtemps que nous ne suivons pas le programme. Nous comprenons que nous couvrirons moins de sujets. Il est nécessaire de continuer à enseigner, de voir que les enfants progressent, qu’ils continuent leurs parcours, qu’ils ne sombrent pas pendant cette crise mais qu’ils réussissent à apprendre et à rester sages, qu’ils grandissent et se renforcent.

Samedi, j’ai remarqué que toute la parasha se concentrait sur la manière de faire passer un message significatif à la génération suivante, « de sorte que tu fasses entendre aux oreilles de tes enfants et petits-enfants », « pour toi et pour tes enfants à jamais », « et si tes enfants te questionnent et te demandent quelles sont ces coutumes que vous avez « , » et tu raconteras à ton fils en ce jour », « et si ton fils te questionne demain  » etc, etc.

Dans cette parasha, il ne s’agit pas du nombre de pages dans le livre de Sciences ou du nombre d’exercices en mathématiques, bien qu’il soit important de ne pas se laisser aller, mais le plus important de tous – le plus important c’est la capacité de transmettre notre histoire significative à la génération suivante.

J’espère que malgré toutes les difficultés de cette période, nous réussirons dans notre tâche. « 

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