Joe Biden candidat à la Maison Blanche. Bon ou pas pour Israël ?

 

Jo Biden président, doit-on s’en réjouir ? Une question bien légitime au vu des déclarations tonitruantes de Joe Biden, un candidat bien décidé à botter en touche, à transformer l’essai du président-adjoint en Président des Amériques avec un « P » majuscule des majuscules.

A ce sujet, ne doutant de rien, cet homme s’est donc plu à affirmer haut et fort qu’il était « la personne la plus qualifiée » pour être président des Etats Unis d’Amérique, cité par le journal local Missoula Current lundi soir dans le Montana à l’occasion de la promotion de son dernier livre « Promets-moi, papa ».

Être « la personne la plus qualifiée » pour être président des Etats Unis d’Amérique ne veut pas dire obligatoirement être l’atout le meilleur pour Israël.

Les plus de Jo Biden

Dans le cas de ce monsieur, il semblerait qu’il n’y aurait pas trop d’inquiétude à avoir… Si ce n’était quelques bémols ici et là qui ternissent le tableau. Pour commencer, quelques exemples parmi d’autres pour preuve de sa bonne volonté.

Encore récemment, Joe Biden a reçu (en 2016), le prix Theodor Herzl, une récompense pour personnalités exceptionnelles qui œuvrent pour la promotion des idéaux de ce visionnaire unique aux rêves extravagants mais qui prendront vie, c’est certain !

Pour preuve encore, cette fois en avril dernier, sa présence appréciée à sa juste valeur par des centaines de participants juifs et non-juifs, venus célébrer lors d’un dîner, le centenaire de la naissance de Bernstein dans le Musée juif de Pennsylvanie.

Une assemblée qui avait tenu à rendre hommage dans le même temps à notre homme pour avoir toujours défendu et embrassé la cause de la communauté juive américaine en tant qu’ami de longue date du musée.

De plus, rappelons que Joe Biden ne rate aucune occasion de se dire sioniste convaincu.

Ainsi, au cours d’une interview réalisée par la chaîne de télévision américaine juive Shalom TV, Biden de déclarer une fois de plus : « Je suis un sioniste de la première heure et il n’est pas obligatoire d’être un Juif pour être un sioniste, que je sache ! »

Les moins de Jo Biden

Ceci-dit, on ne peut faire abstraction de ces faux-pas signalés par COOLAMNEWS soi-même !

Ainsi apprend-on de ce journal, qu’au mois de décembre 2014, le vice-président américain Joe Biden aurait décrit lors du Forum Saban à Washington, la destruction des maisons de terroristes comme une punition collective et condamné la poursuite de la construction juive en Judée-Samarie ainsi que dans l’est de Jérusalem.

Deux ans plus tard, en décembre 2016, Joe Biden aurait usé de toute son influence pour faire pencher la balance en la défaveur d’Israël à l’ONU, appuyant la décision de l’Ukraine de voter en faveur de la résolution anti-israélienne au Conseil de sécurité.

Toujours la même année mais en mars, il aurait joué du bâton tant pour les uns que pour les autres lors de la réunion annuelle de l’AIPAC, déclarant au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qu’il était « inacceptable de rester silencieux face au terrorisme » et dans le même temps qu’Israël devrait s’abstenir à l’avenir de « tout acte qui saborderait la paix, citant l’expansion des villages juifs en Judée Samarie qualifiés de « colonies » comme un obstacle majeur selon lui à « la paix ».

 Alors qu’en déduire ? Entre les deux pour qui balance son cœur ?

Faire un bref rappel de sa carrière pourrait peut-être nous aider à voir de quel côté devrait pencher le fléau de la balance… : Joseph Robinette Biden, dit Joe Biden, est né le 20 novembre 1942 dans une famille catholique irlandaise très modeste de Scranton (Pennsylvanie).

Diplômé d’histoire et de science politique en 1965 à l’université du Delaware, il poursuit des études supérieures à la faculté de droit de l’université de Syracuse. Il y rencontrera Neilia Hunter qu’il épousera en 1966 et avec qui il aura trois enfants.

Parti de presque rien, nul ne l’empêchera d’être choisi le 23 août 2008 par Barack Obama pour être son colistier. Il est élu vice-président des États-Unis le 4 novembre 2008 et entre en fonction le 20 janvier 2009, avant d’honorer un second mandat à ce poste après la réélection d’Obama le 6 novembre 2012.

Là il y fait preuve d’une démarche résolument universalo-humaniste, une aptitude à écouter les autres qu’il doit sans doute malheureusement à une tragédie personnelle. En effet, alors qu’il n’a que 30 ans et qu’il vient d’être élu sénateur, à quelques jours de Noël 1972, toute sa famille, sa femme Neilia et leurs trois enfants sont victimes d’un accident de la route, leur voiture percutée par un chauffard ivre. Son épouse et sa fille, Naomi Christina, âgée de 13 mois, sont tuées et ses deux fils gravement blessés.

Après les avoir élevés seul, il réussira à trouver la force de se refaire une seconde vie grâce à sa rencontre en 1977 avec Jill Tracy Jacobs, grâce à la naissance d’une petite fille née de cette union, malgré l’horreur de perdre l’ainé des survivants, Beau Biden, emporté des suites d’un cancer du cerveau le 30 mai 2015.

Bilan net, que penser de cet homme-double comme le sont beaucoup d’humains ?

 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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