Jérusalem est devenu la capitale du terrorisme

Après plusieurs semaines de troubles qui s’aggravent de plus en plus, certains responsables de la Défense sont prêts à admettre qu’une troisième intifada se prépare à Jérusalem, que l’atmosphère est sans cesse agitée par le Hamas et le Fatah et qu’il n’y a pas de remède miracle pour régler la situation.

Ce dimanche est le quatrième mois qui marque le début des troubles. D’abord il y eut l’enlèvement suivi de l’assassinant des trois étudiants de Judée-Samarie, puis l’assassinat de Mohammed Abou Kdeir de Shuafat en représailles. Que les émeutes portent le nom d’intifada silencieuse, ou celui d’intifada de Jérusalem ou celui d’intifada des enfants ou d’intifada des feux d’artifice, il n’y a pas un jour sans violence à Jérusalem. Le plus grave, c’est que lors de ces attaques, les Juifs sont systématiquement ciblés.

« L’objectif : rendre le centre ville une ville fantôme »

La violence se déroule le long de la frontière invisible qui parcourt le centre de la ville, et pas seulement les quartiers périphériques judéo-arabes. Tout passant juif est une cible, qu’il soit piéton, conducteur, passager des transports publics, hommes, femmes ou enfants. Les Palestiniens ciblent également les symboles de la coexistence ou de la souveraineté israélienne : les hôpitaux du Mont Scopus, la police ou les soldats, et bien sûr le Mont du Temple. Les troubles et les attaques terroristes menacent le tissu social commun judéo-arabe et menacent d’éradiquer les vestiges de la normalisation.

« Une résistance non violente. »

Les troubles ont un effet négatif sur l’économie et le tourisme. Ils touchent indifféremment les deux communautés, juive et arabe : des entreprises et des commerces ferment, les Centres commerciaux sont vides. La vague continue d’émeutes est initiée par des milliers de résidents arabes de la capitale, la plupart de temps des enfants ou des adolescents. 1.000 ont été arrêtés, 300 se retrouvent avec des actes d’accusation. L’Autorité palestinienne doit trouver des moyens financiers pour les défendre.

Six Palestiniens sont morts dont quatre étaient des terroristes. Quatre Juifs sont morts, victimes des actes des terroristes palestiniens, et 12 Juifs sont encore à l’hôpital dans un état grave. Contrairement à ce que prétendent certains, la violence est manipulée par le Fatah et le Hamas, qui  se font concurrence pour bénéficier des dollars qataris. Abbas l’appelle « la résistance non violente. » Dix morts, des dizaines de blessés, 1.000 arrestations, 12.000 actes de violence contre le public et la police : c’est cela la résistance non violente.

Nir Barkat, le maire de Jérusalem a critiqué, il y a deux semaines l’indolence de la police. Hier, il la félicitait du changement de politique et l’emploi de moyens supplémentaires plus répressifs pour éradiquer la violence.  » Ceci est un reliquat d’expérience de violences antérieures « , dit-il. En vérité, le peuple d’Israël a besoin de patience, de détermination et de persévérance, et surtout de mieux comprendre les mécanismes de la violence.

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