Jérusalem en code rouge : 1.000 policiers viennent à sa rescousse

Plus de 1.000 policiers, spécialement de la police des frontières, sont venus dans la capitale pour prêter main forte à leurs camarades. Ils viennent joindre leur force aux policiers chargés de maintenir l’ordre dans les quartiers Est de Jérusalem.

En vérité, les émeutes à Jérusalem n’ont jamais cessé depuis la fin de l’opération Bordure protectrice. Elles se sont étendues sur toute la ville obligeant la police et l’armée à être en mobilisation constante. Cette nuit encore, cinq arabes palestiniens qui lançaient des pierres sur les policiers ont été arrêtés. Face à une situation précaire dans la capitale, la police pense que les émeutes augmenteront dans les jours à venir.

D’ailleurs, l’enterrement du terroriste Abdelrahmane Shalodi, responsable de l’attentat contre des passagers du tramway qui a fait un mort, un bébé de trois mois, et sept blessés, ne sera enterré que demain soir en raison de craintes de nouvelles émeutes à Jérusalem. Le corps sera remis ce soir à 23 heures à la famille devant le cimetière et en présence de 20 personnes et non 80 comme la famille l’avait demandé.

Des centaines de musulmans qui avaient l’interdiction de prier dans la mosquée El-Aqsa, ont organisé un office dans les rues. Les désordres ont commencé après la prière. A Wadi oz, des pierres ont été lancées sur les policiers. A Tur, un jeune Juif a été agressé par les arabes qui ont également lancé des pierres et des bombes incendiaires sur la Yeshiva Beit Orot. Pour chaque vague d’émeutes, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestations. Mais la tension reste palpable. Les émeutiers n’ont pas l’intention de s’arrêter et les policiers risquent de devenir de plus en plus durs du fait de leur mobilisation constante.

La décision de doubler les forces de police à Jérusalem est la suite d’une décision collégiale prise par le ministre de la Sécurité Intérieure, Itzhak Aharonovitch, le commandant de la Police de Jérusalem, Moshe Edery, son adjoint, Nissim Mor, et l’agence de la sécurité intérieure, le Shabak. Le ministre a demandé à tous les participants d’intensifier leurs efforts de renseignements, visibles et invisibles. L’opération a été appelée : Gardiens des Murs.

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