Jean Marie Le Pen, la Shoah et le suspense…

Déduction faite des déclarations de Jean Marie Le Pen lors de la présentation du Tome N°1 de ses mémoires, les 400 pages de ce volume à paraître jeudi, ne seraient que le préambule à un communiqué d’importance : Le Pen se laisse la possibilité de « peut-être » reconnaître la Shoah…. Dans le prochain numéro, son tome N°2 !

Interrogé par moult médias dont RTL, toutes curieuses de savoir s’il avait l’intention de dénoncer « l’extermination des Juifs par le régime nazi », la Shoah, dans la suite de ses mémoires, Mr Le Pen a répondu : « Peut-être, si l’occasion se présente, en l’occurrence oui, parce que ça été un phénomène historique important ».

« Mais pourquoi ne trouve -t-on aucune référence à la rafle des juifs dans ce premier gros volume », lui a-t-il été demandé ?

La réponse est étonnante : Parce que… « Je n’ai pas connu ces choses-là » et d’ajouter, « je n’écris pas un livre sur la guerre » !

L’ancien dirigeant du FN a cru bon d’ajouter qu’il « n’avait pas à s’excuser ni à demander pardon pour ses propos répétés sur les chambres à gaz ». « Je n’ai pas à demander pardon à qui que ce soit.

Le regret de Le Pen

Je peux avoir de la compassion pour ceux qui ont souffert, comme moi d’ailleurs, de la guerre », a-t-il déclaré.

« Mais ce que je regrette, c’est l’usage abusif qui a été fait d’une formule qui n’avait, en elle-même, absolument rien d’outrageant ni de réducteur. Je crois que c’est une technique de combat dont j’ai été la victime ».

Mr Le Pen faisant alors allusion à une nouvelle provocation de sa part qui avait fait désordre, un détail au regard de l’ampleur de la polémique, mais un détail important à l’image de ses propos tenus et répétés un peu partout, cette formule pour le moins lapidaire, ce raccourci inique : « Les chambres à gaz ne sont qu’un  point de détail de l’histoire ».

Faut-il en conclure qu’il est urgent de faire l’économie du premier tome et attendre le N°2 ? A chacun de voir !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

2 pensées sur “Jean Marie Le Pen, la Shoah et le suspense…

  • 27 février 2018 à 11:15
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    Hélas, pour touts les gouvernements alliés, de la Russie aux USA, les chambres à gaz, de l’existence desquels ils étaient parfaitement informés, n’ont été qu’un « détail » dans la guerre jusqu’à leur victoire finale.

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    • 28 février 2018 à 4:50
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      le point que vous évoquez fait même partie de ceux qui sont entourés d’enjeux qui, dans le cas de la France, vont en augmentant (!) avec le temps. Il y a de cela quelques décennies, le rappel de ce désintérêt Allié serait passé pour banal ; de nos jours il a vite fait de susciter les cris d’orfraie de trop-vertueux défenseurs de « la démocratie ». Encore heureux, quand pour avoir voulu faire toute lumière sur le nazisme (et donc également sur les faiblesses voire les complicités dont il bénéficia) on ne se trouve pas accusé de jeter le discrédit sur la démocratie -et donc, de… faire le jeu du nazisme !

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