« Je cours avec les enfants vers l’abri »

Lundi soir à 18h., j’ai interrompu une émission en zoom en plein milieu pour courir avec les enfants vers l’abri. Alarme à Jérusalem! Par la journaliste Sivan Rahav Méir.

Qui se rappelle vraiment où se trouve l’abri dans notre immeuble et s’il est ouvert. La fille des voisins était seule à la maison. Une de nos filles se trouvait à son activité para-scolaire et une série fébrile et inquiète d’éclaircissements, d’informations et de téléphones commença. Et soudain, de tous les côtés, nos amis nous demandèrent si nous allions bien, là-bas, à Jérusalem. Pendant quelques instants seulement, nous avons reçu un avant-goût (très amer) de la vie routinière de nos frères du pourtour de Gaza. Il n’est pas normal d’élever ainsi des enfants à la longue. Il n’est pas normal de tolérer si peu que ce soit une telle situation.

J’ai entendu hier des phrases comme « il n’est pas admissible que l’on tire ainsi sur la capitale d’Israel ». Pardon, et sur Sderot, c’est permis? Est-ce que nous ressentons tous durant ces années suffisamment de solidarité et de compassion mutuelles ou nous sommes-nous simplement habitués à la «couleur rouge» (alerte lors de bombardements) dans le sud et voilà? Peut-être que lorsque les mères de la région du centre du pays doivent trouver des solutions pour leurs enfants alors que leur école est subitement fermée, peut-être que lorsque nous à Jérusalem, nous cherchons soudain où se trouve un abri à proximité, nous comprendrons ce que les autres endurent!

Notre faiblesse les renforce

« Tous en Israël sont responsables l’un de l’autre » selon Rachi dans son commentaire de la section hebdomadaire que nous avons lu samedi dernier. Ce n’est pas seulement la description d’un état de fait, mais une mission. Et peut-être que si l’unité et la solidarité entre nous se renforcent, il en ira de même pour notre sécurité face à nos ennemis.

En effet, quand ces derniers identifient en nous une faiblesse, un doute quant à la justesse de notre cause ou de l’indifférence, ils relèvent la tête. Peut-être qu’alors, surgira en nous la prière des jours redoutables dont je me suis soudain souvenue hier en voyant les images de Yafo, de Lod, de Haïfa et de Ramlé: « Notre Père, notre Roi, fais briller la puissance de ton peuple Israël ».

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