Les israéliens…des ours mal léchés ? Ma belle expérience à Modi’in

Modi’in. D’une architecture bien pensée naît une ville bien construite et des hommes chaleureux.

« Modi’in », une ville pas comme les autres, une ville où règne une espèce de joie de vivre contagieuse au point que ses concitoyens et ses fonctionnaires y sont plus aimables que dans bien des endroits moins favorisés !

Une ville construite par un homme qui se revendique de Haïfa, où il est né en 1938, Jérusalem, où il a vécu sa petite enfance, Montréal, où il a commencé une nouvelle vie avec ses parents et Cambridge où il vit et travaille encore actuellement malgré son âge avancé.

Étonnant parcours que celui de ce jeune qui vivait à l’époque encore en Israël et avait initialement eu l’intention d’y étudier l’agriculture, de travailler dans un kibboutz et d’aider à la croissance de sa nation naissante. Mais une fois arrivé au Canada, (ses parents voulant vivre dans une démocratie anglophone),  un tel projet n’avait plus de sens. Après avoir passé un test d’aptitude au lycée, il lui fut conseillé d’opter pour l’Architecture….

Ce qu’il fit.

«Ainsi, dans le désordre, je possède trois passeports, l’un américain, un autre canadien et un troisième israélien. Je me sens très canadien. Je commence à me sentir américain, déclare fièrement Moshé Safdie, architecte de son état mais aussi toujours très israélien. A ce sujet, je me flatte d’avoir une succursale à Jérusalem et de ne manquer sous aucun prétexte d’aller voter à chaque élection israélienne.

Construire des bâtiments, une autre façon d’exprimer une culture spécifique à chacun… …

« Un bâtiment ne peut pas être vécu comme indépendant de la terre dans laquelle il est enraciné », explique Moshé. « Avant de sortir mon carnet de croquis pour commencer un nouveau projet, je passe beaucoup de temps à découvrir le site qui l’accueillera, à interroger le client pour absorber les messages subtils du contexte physique, de la culture, du passé et du symbolisme du pays où je me dois d’officier à la satisfaction de tous !

Ainsi Yad Vashem, le complexe muséologique de l’Autorité du Souvenir des Martyrs et des Héros de l’Holocauste que j’ai créé en 1987 et terminé en 2005 a-t-il été l’une des tâches les plus stimulantes du point de vue de l’architecture qui se doit de résonner avec la mémoire et l’histoire. »

Nul n’est parfait !  Safdie, et c’est très dommage, ne déroge pas à cette bien vilaine règle !

Poursuivi pour avoir, lors de la rénovation de la Cité de David, formulé une demande dans le but de légaliser le statut des nombreux squatters arabes du quartier, Safdie, qui parle l’arabe lui-même, avait déclaré à qui voulait l’entendre, qu’il maintenait et maintiendrait des relations étroites avec les Palestiniens ; recevant souvent des demandes de renseignements de la part des pays musulmans… »

Mais revenons à Modi’in, selon le « plan » fourni par l’Homme de l’Art lui-même :

C’est en 1988 qu’il a été chargé par le ministère du logement d’Israël de concevoir le plan directeur de Modi’in, la première « ville de l’avenir » du pays. Cette rare opportunité de concevoir une nouvelle ville à partir de rien a permis à Safdie de mettre en œuvre des théories de planification élaborées à travers l’observation des réussites et des échecs des villes contemporaines.

Située entre Tel Aviv et Jérusalem, Modi’in est une ville verte planifiée qui juxtapose l’espace naturel et urbain avec des schémas de rues adaptés à son relief accidenté.

Site vallonné la plupart du temps constitué d’escarpements rocheux, fait pour répondre à une topographie inhabituelle, le cadre de planification divise la ville en épines de mouvement d’est en ouest vers la mer avec ses voies urbaines pour la plupart en sens unique.

Chaque vallée possède parcs, espaces de jeux , services communautaires, mais aussi ses zones commerciales, ses écoles, synagogues, cliniques et autres installations de quartier avant que de converger pour former un centre-ville polyvalent avec un échangeur de transport.

Chaque zone est plantée d’une espèce d’arbre distincte : Pins aux senteurs sublimes, palmiers géants zébrant un ciel résolument bleu, Jacarandas flamboyant leur couleur violet intense, etc., etc..

Le logement suit la topographie avec des bâtiments bas dans la vallée, escaladant progressivement les pentes vallonnées, les structures plus grandes du sommet créant une série de couronnes identifiables, autant de points d’orientation offerts au regard, autant de constructions appropriées pour atteindre la beauté et rendre heureux ses habitants.

Un bonheur de vivre que l’on retrouve dans l’attitude de chacun.

Ainsi de « dénoncer » l’incroyable gentillesse du personnel de la mairie de Modi’in.

Que ce soit la façon avec laquelle Elior, ce préposé à la sécurité de 21 ans à peine, après avoir empli sa fonction le plus sérieusement du monde, est allé chercher une personne pour me recevoir, alors que l’établissement était censé être fermé pendant l’heure du déjeuner.

Que ce soit de voir Adas, le sourire aux lèvres, une fourchette dans une main, un petit morceau de pain dans l’autre, arriver aussitôt.

Et sa collègue de me proposer un café, m’inviter à m’asseoir, tenter elle aussi de deviner ce dont je peux bien avoir besoin !.

Que ce soit de les voir les uns et les autres, tous de se désoler de constater que rien ne pourrait m’aider hors une personne parlant le français !

Et de la chercher fiévreusement.

Et de finir par trouver Shimon , un fort sympathique quadragénaire né en France, arrivé tout jeune en Israël, avec toute sa famille dont une grand-mère de 95 ans dont il parle avec une émotion touchante.

Et de l’entendre me dire que je ne suis pas au bon endroit, mais qu’en me dépêchant un peu il me reste assez de temps pour m’y rendre.

Et de m’indiquer comment y aller.

Et de prévoir que la vieille bonne femme que je suis devrait selon une logique implacable, y rencontrer le même problème !

Et de noter à toute allure son numéro de portable.

Et de conclure : N’hésitez pas à m’appeler, je leur expliquerai

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Les israéliens…des ours mal léchés ? Ma belle expérience à Modi’in

  • 10 janvier 2018 à 5:11
    Permalink

    ISRAEL la Magnifique !!!
    Et plus vous l’embellirez , plus les arabes vous feront des misères !!!!
    La Jalousie est une de leurs terribles tares !!

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