Israël vu par Libé : Une bagarre entre cochon et sacré !

 

Cochon ou sacré ? Ce raccourci un tantinet brutal n’est rien moins que l’abrégé du titre proposé par le journal Libération du 10 octobre : « La supérette russe, terrain de bataille ethno-religieux ».

Titre résolument accrocheur. Il faut commencer par remettre les choses à leurs justes places et reconnaître que les médias relayant de cette façon pareille situation ne sont pas légions. Tout comme on ne peut nier que sur ce point précis, il y ait une grande part de vérité !

Mieux encore, que cachères ou pas, les anecdotes soient plus savoureuses les unes que les autres ! Ainsi la présentation des protagonistes de cette chronique qui met face à face, d’un coté :

« L’Israélien russophone. Patriote très raide sur les questions sécuritaires, mais beaucoup plus coulant sur les mœurs et la religion. (Positionnement incarné par le ministre de la Défense Avigdor Lieberman né en Moldavie).

Une communauté russophone arrivée en masse au début des années 90. Propriétaire de supérettes ouvertes à toute heure, y compris pendant Shabbat, dans lesquelles on peut acheter du bacon en tranches, toute la gamme des chocolats Roshen qui ont fait la fortune du Président ukrainien Poroshenko, une mystérieuse vodka bulgare à 40 shekels le litre. Des supérettes pour lesquelles les partis religieux de la Knesset tentent d’imposer la fermeture durant Shabbat. Des supérettes dont Lieberman, évidemment, s’est érigé en défenseur allant jusqu’à faire ostensiblement ses courses un samedi matin de janvier à Ashdod….

La Torah au-dessus de tout

De l’autre côté une version exactement inverse présente les haredim comme des ultraorthodoxes qui mettent la Torah au-dessus de tout. Des empêcheurs de tourner en rond dans un autre sens que le leur !

Des inconscients refusant jusqu’à l’évocation de Tsahal si ce n’est pour le combattre (Sic !) lorsqu’il remet en question leur dispense de conscription prêtant ainsi le flanc aux « russes ». Intarissables sur ces hommes en noir, des tire-au-flanc « pire que des Talibans ». Ils ne cherchent qu’à imposer leur loi divine.

Des religieux, dont la plus grande partie du programme tient dans le fait d’obtenir la fermeture des centres commerciaux le samedi, mais aussi, alors que personne ne les oblige à s’y rendre, des parcs et aires de jeux que leurs familles super nombreuses envahissent pourtant sans vergogne le reste de la semaine !

« Dernier épisode, à Ashdod, (relate rigolard ce quotidien). Le clip électoral du candidat Eli Nacht en amont des élections municipales prévues pour la fin du mois d’octobre.

Dans un discours saupoudré d’interjections russes, on y voit ce monsieur se lancer dans la description d’un « scénario catastrophe », l’arrivée au pouvoir des ultraorthodoxes de la faute de ces éternels abstentionnistes laïques…

Et tous les « plus qu’ultra-religieux », de parler d’incitation à la haine. « Imaginez, c’est comme si l’on faisait un film sur les Russes les montrant comme des cochons prenant le contrôle », s’exclame un de leurs porte-parole au Times of Israël ! Cochon : Le mot est lâché…

Peut-on dire pour autant qu’une guerre fratricide, « Taref contre cachère » soit inévitable ?

 Source : https://www.liberation.fr/planete/2018/10/10/en-israel-la-superette-russe-terrain-de-bataille-ethno-religieux_1684195

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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