Israël parle des ses peurs, de son sentiment d’insécurité

Ébranlé par les deux attaques meurtrières d’hier, Israël panse ses plaies et se place en situation de défense en déployant ses forces de police dans les villes et ses soldats de combat de l’unité Golani en Judée-Samarie et au Golan.

Même si le Premier ministre Netanyahou tient des consultations de sécurité suite aux attentats, les Israéliens, face à un sentiment croissant d’insécurité, tentent de restaurer la confiance en l’Etat et en ses Institutions sécuritaires. Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré mardi que les unités de police ont été déployés dans les villes, y compris dans celles de Tel-Aviv et Jérusalem. L’armée israélienne a affirmé pour sa part qu’elle a renforcé ses effectifs en Judée-Samarie et sur le Golan pour éviter toute importation de violence.

« Les Juifs sont toujours les cibles, à Tel-Aviv, à Jérusalem ou dans le Goush Etsion ! »

Lundi, un terroriste palestinien de la ville de Naplouse, en Judée-Samarie, poignardait un soldat de 20 ans, Almog Shiloni, dans une gare bondée de Tel Aviv. Shiloni est décédé plus tard de ses blessures. Quelques heures plus tard, un autre terroriste palestinien armé d’un couteau a poignardé trois personnes à un arrêt de bus près de l’implantation d’Alon Shvut, tuant Dalia Lemkus, une jeune fille de 26 ans habitant Tekoa et qui avait déjà échappé à un attentat de même facture en 2006. Ces attaques sont les dernières d’une série d’actes terroristes dont les Israéliens à Jérusalem et en Judée-Samarie étaient jusqu’alors les cibles. Mais la terreur est partout, ceux qui détournent les yeux ne changeront rien à cette réalité.

Les soldats devaient être déployés aussi dans Goush Etzion, le site où la jeune fille a été de poignardée, pour renforcer la présence des forces de sécurité aux stations d’auto-stop et le long des routes principales afin de prévenir de nouvelles attaques. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué une réunion de sécurité dans son bureau lundi soir à Jérusalem et a ordonné une série de mesures qu’Israël allait prendre contre les terroristes, y compris le renforcement des forces de sécurité dans les grandes villes, dans la capitale et en Judée-Samarie. Il a aussi ordonné la démolition des maisons des terroristes.

Lundi soir, les forces de sécurité ont fouillé la maison à Hevron du terroriste qui a perpétré l’attentat du Goush Etzion, à la recherche de preuves que l’attaque avait été planifiée. Les membres de sa famille n’ont pas été arrêtés. Les habitants de Judée-Samarie sont coutumiers des attaques palestiniennes, tandis que les résidents de Tel-Aviv ont commencé à exprimer le souci de leur sécurité : l’attaque de lundi est la première dans la métropole depuis le début de la vague de terrorisme qui a déferlé sur Jérusalem et les villages voisins.

« La violence n’a pas pris fin! »

Amnon Hazbeni, un résident de Kiryat Motzkin qui passe tous les jours par la gare Haganah déclare :  » Je prends ce chemin tous les jours et mon sentiment est que le gouvernement ne fait pas assez pour protéger ses citoyens». Eitan, un résident de Lod, a également exprimé sa préoccupation car il emprunte quotidiennement la gare où l’attaque a eu lieu : «Je suis parti de la gare ce matin, regardant à droite et à gauche, je suis moins indifférent que je ne l’étais habituellement. Nous constatons que les attaques vont au-delà des frontières de Jérusalem, elles sont arrivés à Tel-Aviv, ce qui signifie que la violence n’a pas pris fin. Une réponse appropriée est nécessaire. Ce sont des attaques qui sont très difficiles à arrêter, » a affirmé Eitan.

Un autre résident de Tel-Aviv, identifié seulement comme Etgar, se fait l’écho des sentiments de peur et d’incertitude croissante à Tel-Aviv:  » Je suis vraiment stressé. Je vais certainement élever mon niveau de conscience du danger à partir de maintenant. D’autre part, une attaque peut arriver n’importe où, dans chaque ville. Nous devons essayer de faire attention autant que possible. Je pense que les stations bondées devraient imposer que la police soit présente. Au moins pour moi, elle me donnera un sentiment de sécurité, un sentiment disparu aujourd’hui « .

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