Israël: Nouveau point de départ pour traiter Alzheimer et Parkinson

En général, un cerveau fonctionne de manière similaire à un ordinateur à savoir : Appuyer sur un bouton du clavier envoie un signal à la carte mère pour ouvrir un document, rédiger un e-mail ou vérifier un compte bancaire en ligne. (Selon liste non exclusive)

Ainsi lorsqu’un individu lambda envisage de bouger, de traverser une rue par exemple, un neurone de son cerveau s’active et donne des instructions pour ce faire.

Pas si simple qu’il n’y parait, on peut même dire qu’il s’agit d’une belle performance lorsque l’on sait qu’un cerveau est composé d’environ un Tera (trillon) de neurones, (quantité similaire à tout disque dur de taille moyenne) et que chacun deux, quel que soit l’ordre donné, se doit d’y répondre sans état d’âme, sans faute et sans délai !

Le problème, c’est que trop souvent, les neurones donneurs de l’ordre « Feu partez » ont été détruits par la maladie. Bien évidemment ce mal récurrent n’est pas nouveau. Déjà, début du XXème siècle, le neuroscientifique français Louis Lapicque avait mis sur pied une théorie à propos de neurones « défectueux », ce qui lui avait valu d’être nominé pour un Nobel en 1907.

Il semblerait que cette hypothèse de travail reste parmi les seules encore admises pour comprendre la façon dont notre cerveau fonctionne… Quoi que !

Concevoir pareil exercice, voilà qui est bien… Mais que faire en cas de « dis-fonctionnement » ?

C’est au tour du physicien Ido Kanter – « dont la recherche s’étend de la théorie de la complexité et des nombres aléatoires aux lasers chaotiques » – de prendre la relève et diriger la nouvelle équipe financée en partie par une subvention du Conseil de l’enseignement supérieur d’Israël*

Selon des schémas de calcul neuronaux utilisés depuis Lapicque déjà, il avait été démontré que chaque neurone fonctionne comme un élément excitable centralisé. (Le neurone accumule des signaux électriques entrants en reliant les neurones à travers plusieurs terminaux, ce qui génère une courte impulsion électrique, appelée pic lorsque son seuil est atteint).

Grâce à de nouveaux types d’expérimentations, le professeur Ido Kanter et son équipe du département de physique de l’université Bar-Ilan ont démontré que cette hypothèse séculaire concernant l’activité cérébrale était erronée.

Nouveau point de départ pour les neurones?

Dans un article publié ces jours derniers dans la revue Scientific Reports, les chercheurs veulent prouver, à contrario de ce qui était généralement admis, que chaque neurone fonctionne comme une collection d’éléments excitables dans laquelle chacun d’entre eux est sensible à la direction de l’origine du signal d’entrée**

« Nous sommes arrivés à cette conclusion en utilisant une nouvelle configuration expérimentale qui pourrait être un point de départ pour découvrir l’origine de ces maladies dégénératives, ont déclaré apparemment très satisfaits de cette approche, le professeur Kanter et son équipe de chercheurs, dont Me Shira Sardi et Mrs Roni Vardi, Anton Sheinin et Amir Goldental. »

Si l’on ne peut parler de retour total à la case départ, il est à souhaiter une accélération notable des découvertes en la matière, si l’on veut que tous les « alzheimers  et parkinsoniens d’aujourd’hui » retrouvent leur potentiel en même temps que la santé et la joie de vivre dès demain… Matin !

 

*Publication dans une édition récente de la revue Scientific Reports.

    **Deux entrées faibles provenant de directions différentes (par exemple, « gauche » et « droite ») ne se résumeront pas à générer un pic, tandis qu’une forte entrée de « gauche » produira une forme d’onde de pic différente de celle de « droite ».

     ***Les nouveaux résultats appellent à un réexamen des fonctionnalités neuronales au-delà du cadre traditionnel et, en particulier, à un examen de l’origine des maladies dégénératives. Les neurones qui sont incapables de différencier la «gauche» et la «droite» – semblables aux distorsions dans l’ensemble du corps humain – pourraient être un point de départ pour découvrir l’origine de ces maladies.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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