Israël-Jordanie : fin de crise ? ©

Israël-Jordanie : fin de crise, les diplomates quittent l’Ambassade

La crise diplomatique entre Israël et la Jordanie a duré un jour et demi avant de trouver une résolution. En fin de journée, lundi 24 juillet, l’équipe de l’Ambassade d’Israël était libre de quitter Amman et de se diriger en voiture vers le pont Allenby pour le traverser et rentrer chez eux. Parmi elle, on trouvait le gardien de sécurité, qui, dimanche a tiré sur deux Jordaniens, au cours d’une lutte, après qu’il ait été frappé au tournevis. Les autorités jordaniennes exigeaient alors qu’il leur soit remis pour mener leur enquête et elles ont soumis l’Ambassade à un encerclement, la plupart du temps au cours de la journée afin d’empêcher tout départ. Israël a rejeté ces exigences en se fondant sur le principe de l’unité diplomatique dont le garde dispose.

Au cours de la journée, le Directeur du Shin Bet Nadav Argaman et l’envoyé spécial de Donald Trump Jason Greenblatt se sont rendus à Amman afin de résoudre cette crise auprès des responsables jordaniens de haut-rang. Le Roi Abdallah de Jordanie et le Premier Ministre Binyamin Netanyahu ont continuellement été tenus au courant. Quand les deux dirigeants se sont directement exprimés sur ce sujet, lundi soir, la fin de la crise était clairement à portée de main.

Alors qu’il était à Amman, Argaman a invité les responsables de la sécurité jordanienne à venir à l’Ambassade assister à une reconstitution de l’incident contesté et à participer à un interrogatoire du garde.

Debkafile ajoute : la résolution de la crise diplomatique entre Jérusalem et Amman autour de cet incident n’a pas réglé l’impasse israélo-palestinienne concernant le Mont du Temple. Un accord israélo-jordanien a certainement été conclu pour faciliter la résolution de la crise autour des mesures de sécurité qu’Israël a installé sur le sanctuaire, à la suite de l’assassinat de deux de ses agents de la police des frontières par des terroristes. Mais un tel accord dépendra de l’approbation palestinienne, et cela reste à forger au cours de négociations supplémentaires.

Debkafile décrit l’incident qui a provoqué cette crise diplomatique entre la Jordanie et Israël, de la façon dont il s’est produit dimanche :

Un incident à l’ambassade israélienne d’Amman, dimanche 23 juillet, a laissé pour morts par balles deux Jordaniens et blessé, un Israélien poignardé et en état grave. Lundi matin, au beau milieu des reportages d’évacuation imminente de l’équipe de l’Ambassade, le bâtiment s’est fait encerclé par les forces jordaniennes qui ont empêché tout départ et toute entrée.

Cela faisait suite à une longue confrontation durant la nuit, entre les gouvernements jordaniens et israéliens, probablement au plus haut niveau. Amman a exigé des Israéliens que le garde se rende pour mener l’enquête sur l’incident. Israël a refusé en se basant sur le motif nécessaire et suffisant de son immunité diplomatique.

Après que cette affaire ait été dissimulée durant plusieurs heures par les autorités israéliennes et jordaniennes, on a diffusé des versions diverses qui ont alimenté ce développement, à partir de la matinée de lundi, et qui se sont conjuguées à d’autres reportages des médias internationaux,laissant alors plus de questions que de réponses.

Selon la version officielle israélienne, un incident s’est produit « dans l’enceinte de l’Ambassade israélienne », qui est située dans le quartier chic de Rabiyeh à Amman, quand un travailleur jordanien qui venait réparer la pièce d’un meuble au domicile d’un gardien de la sécurité israélienne, l’a attaqué à l’issue d’une dispute, à l’aide d’un tournevis. Le garde a alors sorti un pistolet et lui a tiré dessus, i,s ique sur un autre jordanien, décrit comme le « propriétaire ».

 

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