Israël: faire grossir les poissons pour lutter contre la faim dans le monde

On peut imaginer que juifs religieux et juifs non pratiquants se rejoignent au moins sur un point : « Il ne faut pas vivre pour manger s‘il faut bien manger pour exister… » Et pas n’importe comment. Et pas n’importe quoi !

Coté laïque, des chercheurs israéliens semblent avoir trouvé la solution pour mettre fin à la faim dans le monde : Faire que les poissons soient désormais plus grands et plus gros qu’ils ne l’ont jamais été !

Hypothèse largement vérifiée, notre planète bleue est confrontée à une augmentation drastique de sa population : 7,5 milliards d’humains aujourd’hui contre 9 milliards d’ici 2050. Ce qui impute une demande alimentaire elle aussi en nette augmentation alors que plus de 80% des espèces de poissons pêchés sans aucune réflexion ont totalement disparu.

Mazel Tov ? Il semblerait que ce ne soit pas encore trop tard… Il semblerait que nos savants aient trouvé, si ce n’est « LA » solution au moins une partie de celle-ci en exploitant différemment un domaine, l’aquaculture, en plein essor.

Faire que s’accroisse de 25% au moins le poids de nos « chers » poissons !

Une façon de faire qui joue et jouera un rôle de plus en plus important au fil des ans. (même s’il est très controversé par ailleurs et dès aujourd’hui en raison des déchets générés par un tel élevage « concentrationnaire » tel l’azote ..

Ceci-dit, en Europe, l’aquaculture représente déjà plus de 20% de la production de poissons. Un secteur qui emploie directement 85 000 personnes.

Et c’est le Prof. Berta Levavi-Sivan, récompensée par le « Kaye Innovation Awards » qui est l’instigatrice de ce défi, l’un des plus difficiles de notre époque : Faire que s’accroisse de 25% au moins le poids de nos « chers » poissons !

Je vous ferai grâce de la substantifique moëlle de l’étude en question et ses détails, (incompréhensibles pour tout béotien dont je suis). Je résumerai plus simplement la situation. Ce qu’elle appelle des « inhibiteurs » ont été inclus dans l’alimentation du poisson pour leur assurer un meilleur taux de croissance.

25% de poids en plus

Dans un premier temps seul le « tilapia » a profité de cette expérience. Mais les résultats sont conformes aux prévisions de notre savante, (en deux mois cette espèce a gagné 25% de poids par rapport aux poissons non traités). Elle a pu vérifier que cette découverte concernait une grande variété d’espèces.

« Un plus » de taille tout à fait satisfaisant pour l’esprit laïque d’un quelconque lambda que de repousser un temps encore la menace de disparition par manque de nourriture de l‘espèce humaine.

« Un plus » dont les religieux vont profiter pour méditer sur ces deux points issus du Séfer Matanim : Le mot  » Dag  » est formé de deux lettres qui représentent leurs racines ancestrales. Le Dalet (valeur 4) leur rappelle leurs 4 Matriarches, Sarah, Rivkah, Rachel et Léah, le Guimel (valeur 3) leurs 3 Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaacov. (Brakhot 16b).

A l’envers le mot  » Dag  » se lit « Gad », nom de la manne qui nourrit nos ancêtres dans le désert pendant 40 ans. (Chémot 16, 31). Un miracle dont ils ne se lassent pas de remercier Dieu.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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