Israël et l’euthanasie cachère

Notion d’euthanasie: à chaque pays son concept. 

En Europe on trouve tous les avis sur l’euthanasie.

«Les pour » (peu nombreux dont la Belgique et les Pays Bas).  Leurs contraires (les autres pays dont ceux qui ne veulent même pas envisager l’éventualité d’une telle horreur) en passant par toutes les nuances d’entre les deux extrêmes qui posent questions et la Suisse. Un état qui n’autorise pas l’euthanasie mais a conçu un « principe du suicide assisté ». Voilà  qui permet à la Suisse d’être l’un des seuls pays d’Europe à autoriser une telle « prestation », pour reprendre la terminologie de l’association !

 Qu’en est-il en France ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau président de la République, Mr Macron, n’est pas très volubile à ce sujet !

« Laissez-moi en dehors de ces considérations, a-t-il déclaré. Il faut sortir d’une espèce de dogme où le politique pourrait décider de tout et aurait vocation à trancher des sujets éthiques, sociétaux, parfois anthropologiques. Le rôle d’un président de la République est de donner un cadre aux débats sur ces sujets et de s’assurer que la société mûrit. J’estime que la priorité dans l’action à venir n’est pas dans la réouverture de ces débats. Elle est dans la transformation économique et sociale du pays. Elle est dans la modernisation de l’action publique et dans une initiative forte au niveau européen.

Et Mr Macron de poursuivre. « A propos de la question de la fin de vie, céder aux oukases des uns ou des autres n’est pas une bonne idée. Seul le respect des convictions personnelles et religieuses de chacun est important ».

Le cadre actuel de la loi permet déjà à chacun d’exprimer ses volontés. Il faut que cela soit expliqué et utilisé pleinement, ce qui n’est pas encore le cas. Je suis favorable à ce que ce débat avance mais je ne me précipiterai pas pour légiférer…. Finit-il par conclure

 Qu’en est-il en Israël ? Où en est l’euthanasie « cachère » ?

Les députés ont adopté en 2016 à la Knesset en deuxième et troisième lecture ce qu’ils appellent la loi sur l’euthanasie…

Cette loi en préparation depuis plus de dix ans, fait l’objet de discussions sans fin entre experts médicaux. Mais aussi avec et entre les rabbins de toutes obédiences pour ne pas risquer de déroger à la loi juive. Le ministre de la santé de l’époque, Dany Naveh s’était félicité de l’adoption de cette loi. Elle stipulait qu’un malade en phase terminale ou souffrant de douleurs insupportables (et à condition qu’il en ait fait la demande au préalable), pourrait … ne pas être branché à des appareils respiratoires pour prolonger sa vie de manière totalement artificielle !!!

Et pourquoi pas une autre alternative ? Courant 2012, un congrès s’est tenu dans le nord d’Israël, à Haïfa. Quel n‘a pas été l’étonnement de la plupart des participants que de se trouver face à un auditoire composé de chefs religieux, de chercheurs laïques et d’experts médicaux. Tous acquis à l’idée d’une légalisation de l’euthanasie telle que décrite plus haut.

Il est vrai que cette convention proposait une alternative à l’euthanasie proprement dite. Ainsi le rabbin Benny Lau de demander expressément aux religieux de tous bords d’envisager la question sous l’angle du « oui à la compassion et du non à l’assassinat ».

Ainsi le Dr Baron, membre de l’université hébraïque, lui, de développer l’idée de « Mort agréable ». Et pour cela il réclame la création d’unités de soins palliatifs en Israël pour les patients souffrant d’une variété de maladies en phase terminale, y compris la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.

C’est devenu vital !…  

Désormais, quelle que soit l’heure et le lieu de ce départ ultime « Mourir sans souffrance et dans la dignité » (à la façon des accouchements sans douleurs) est devenu une évidence !

Aurons-nous un jour ce réflexe de prendre date avec la mort comme on prend rendez-vous avec la vie.  Pour une mort accueillie dans la plus grande sérénité ? ! Mais surtout réclamer à qui de droit et pourquoi pas ?… Réclamer entre naissance et décès, une vie sans problèmes garantie satisfaite ou remboursée ?

Mais ceci est une autre histoire !!!

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Israël et l’euthanasie cachère

  • 20 juin 2017 à 6:47
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    A mon avis, il ne doit pas exister d`euthanasie cacher. Nous n`avons pas reçu d`ordonnance pour faire mourir un malade. La mort doit rester une alternative qui n`appartient qu`a la nature et même s`il y a des raisons mangeures à cela il ne nous appartient pas de résoudre ce problème avec désinvolture. Les médecins ne sortent pas d`une faculté pour faire mourir, mais au contraire pour faire vivre, ils ont pour approche essentiel l`obligation de soigner et de soulager le malade dans toute l`étendue de leur savoir, jusque dans l`esprit d`avoir à secourir le malade quand il se trouve dans une grande souffrance, d`avoir à lui administrer des calmants autant qu`il en soit nécessaire, non pas pour ne plus souffrir complètement, mais pour ne pas souffrirai atrocement, et si cela fait que le malade meure, le médecin ne ressentira aucune culpabilité. Un médecin n`est pas obliger de brancher un malade a des appareils pouvant l`aider à vivre plus longtemps s`il est en fin de vie de façon à ne pas avoir besoin d`une autorisation pour débrancher et le mettre devant un fait accomplit désagréable. S’il meure se sera naturellement. Je dirai même plus, si une ordonnance judiciaire été donne, que ce soit le juge lui-même qui ai l`obligation de débrancher les appareils, c`est lui qui a décidé.
    Une personne doit savoir mourir avec dignité cela ne veut pas dire assister ou aider à mourir mais seulement assister à moins souffrir.

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