Israël couronné roi du bénévolat

Serait-ce un signe de bonne santé pour notre tout jeune et tout petit pays ? Avec ses quelques 23% de bénévoles, selon une étude relativement récente, Israël figure parmi les premiers pays au monde concernés par le volontariat dans le domaine militaire ou associatif. (À titre de comparaison, la France, ce grand et vieux pays, n’en compte que 20%).

Une enquête israélienne révèle que 24% des hommes contre 22% seulement des femmes, s’adonnent au bénévolat au sein d’associations d’entraide, dans les domaines de l’éducation et de la santé.

… Quant aux juifs orthodoxes, hommes et femmes confondus, quasiment 100% d’entre eux se refusent à parler d’autre chose que de « Mitzvah » en lieu et place de bénévolat !

Mais que ce soit pour le plaisir de D. ou celui de simplement pouvoir se regarder en face, ce que démontrent toutes ces enquêtes, c’est combien une telle démarche contribue à la satisfaction de soi-même, 94% des bénévoles déclarant se sentir tellement plus heureux de se rendre utiles gratuitement, qu’ils ne voudraient pour rien au monde y changer quoi que ce soit.

Un petit quelque chose de valorisant que le génial Antoine de Saint-Exupéry exprime mieux que bien, de cette façon :

« Quand tu donnes, tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n’étais rien et tu deviens ».

« Le bénévolat israélien » : Un mode de gratuité apprécié à sa juste valeur ?

Bien évidemment, cette façon d’appréhender le monde concerne davantage celui ou celle qui a du temps libre, celui ou celle qui s’est donné les moyens de boucler ses fins de mois sans trop de difficultés.

Dans pareilles circonstances, une espèce de mémoire spécifique au Peuple du Livre refait surface comme lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Un besoin d’aider l’autre, un état d’esprit issu des mouvements sionistes ou religieux, une façon de remettre au goût du jour un bénévolat né avec l’arrivée de communautés d’autant plus démunies que venues à la sauvette de partout, chacune avec ses spécificités culturelles…

Et ce sont des vagues qui se succèdent faites d’Ashkénazes, de Séfarades, mais aussi, de tailles plus modestes, de groupements ethniques et religieux, du genre des Circassiens, des Samaritains, d’Ethiopiens, de Yéménites, etc., etc… .

Un large éventail auquel il faut ajouter des subdivisions selon le degré d’observance religieuse des uns et des autres soit un panel fait de plus ou moins 12% d’ultra-orthodoxes, 10 % de religieux, 35% de traditionalistes et 43% de laïcs dont un grand nombre s’était engouffré dans une structure nouvelle alors : Le kibboutz !

Une conception qui reste envers et contre tout mythique, un lieu de partage qui offrait l’occasion unique de rencontrer des volontaires venus du monde entier.

Un monde célébré d’ailleurs en 1985 par l’ONU qui déclare le 5 décembre « Journée mondiale du Bénévolat » afin de mettre en avant l’extraordinaire travail des bénévoles tant au point de vue du développement économique et social qu’au niveau local, national et international.

 

 

 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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