Les infirmiers de France tapent du poing sur la table de la bureaucratie israélienne

Sempiternel débat que celui de la reconnaissance des diplômes para-médicaux des olim auprès de l’administration israélienne.

Fin août, ce sont les infirmiers diplômés, récemment immigrés de France en Israël, qui ont fait parvenir une lettre de protestation au Premier ministre Benyamin Netanyahou ainsi qu’à ses ministres de l’Intégration et de la Santé, respectivement, Sofa Landver et Ya’acov Litzman.

« Si nous sommes ici, c’est pour des raisons sionistes et par désir de contribuer au développement de l’État. Mais bien que nous aillons été formés au sein de l’un des meilleurs systèmes de santé du monde occidental, l’État israélien nous dresse des obstacles et ne nous permet pas de travailler dans notre cœur de métier », ont publié les infirmiers dans un communiqué.

Parmi leurs revendications, essentiellement l’abaissement des barrières bureaucratiques pour leur permettre d’être intégrés dans le système de santé israélien qui manque paradoxalement d’infirmiers diplômés sachant que le rapport est de 4,9 pour 1 000 en Israël, contre 9,5 pour 1 000 dans les autres pays de l’OCDE.

Une situation absurde

« C’est une situation absurde », a déclaré Miriam Lesser, directrice générale adjointe de Qualita, organisation phare des olim de France. « Au lieu de valider effectivement leurs capacités, l’État les oblige à passer un test non pertinent qui ne vérifie ni leur formation, ni leur expérience. Est-il logique que les infirmiers expérimentés et formés en France ne soient pas assez bons pour le système de santé israélien, qui souffre d’une pénurie massive de main-d’œuvre ? Alors que l’État d’Israël investit tant en encourageant l’Alya, les infirmiers ne sont pas autorisés à travailler dans leur profession une fois sur place et retournent en France. »

« Quelle différence entre les patients de France et d’Israël ? », questionne Elisabeth Ranassier, infirmière diplômée en France avec 17 ans d’expérience au compteur, qui ne travaille pas dans sa profession en Israël. « J’ai accumulé beaucoup d’expérience et de connaissances pratiques là-bas, mais je suis contrainte au test national israélien. Je ne demande pas de faveur, je veux juste être autorisée à exercer dans ma profession et à gagner une vie décente. »

Réponse du porte-parole du ministère de la Santé, Eyal Basson : « L’administration des soins infirmiers a travaillé dur pour annuler les obstacles bureaucratiques pour tous les infirmiers diplômés de l’étranger. Mais l’une de ses principales missions est d’assurer la qualité et la sécurité du traitement. Comme dans d’autres pays occidentaux, nous mettons en place des tests nationaux en direction des diplômés des écoles d’infirmiers, et le processus est accepté dans de nombreux pays pour déterminer les capacités de ceux qui veulent être infirmières ici, y compris les États-Unis, le Canada, l’Angleterre, l’Australie et la France. Nous nous sommes engagés à veiller à l’amélioration du niveau professionnel, plutôt que de nous adapter aux exigences professionnelles des pays d’origine, ce qui pourrait nuire au public. » Fin de citation !

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j'ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l'Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

2 pensées sur “Les infirmiers de France tapent du poing sur la table de la bureaucratie israélienne

  • Avatar
    7 septembre 2017 à 18 h 38 min
    Permalink

    Certains fonctionnaires , installes dans des fauteuils tres profonds , imbus de leur pouvoir , celui de nuire .le regime socialiste , a deja depuis plus de 50 ans fait fuir les investisseurs du monde entier , surtout americains . Le pays a vecu de dons et de l exportation d oranges .
    Aujourd hui , le lobby du corps medical , s oppose a l arrivee des medecins et infirmiers , et autres professions paramedicales .
    Pour beaucoup , c est de la jalousie et de l incompetence !les 2 ministres en place , ne font strictement rien pour resoudre cette dramatique affaire , leurs discours , c est du pipo !

    Répondre
  • Avatar
    8 septembre 2017 à 16 h 57 min
    Permalink

    Les ministres chargés du dossier sont des ultrareligieux membres et dirigeants d’une organisation hassidique et antisioniste, ils sont donc contre l’alya et ne peuvent que mettrent des bâton dans les roues des olims et notamment ceux qui ont une profession médicale ou paramédicale. Comment Bibi a pu faire alliance avec des individus pareils ? C’est simplement qu’il est prêt à tous les compromis pour garder son poste. Lamentable Bibi , tu est en train de tuer le sionisme.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *