Il n’y aura plus ni joie ni danses dans les rues de Gaza!

GAZA – Si le ministère de l’Intérieur dirigé par le Hamas obtient gain de cause, il n’y aura plus jamais de danses dans les rues de la bande de Gaza. Le 16 novembre, le ministère a publié un règlement interdisant les fêtes et autres événements sur la voie publique à compter de ce janvier. Si la restriction est mise en œuvre, c’est bel et bien une tradition palestinienne qui disparaîtra. Cette décision a créé une controverse et elle sera difficile à appliquer, surtout compte tenu du petit nombre de lieux alternatifs.

La controverse se joue sur les médias sociaux et aussi dans d’autres instances, car la décision affecte non seulement les fêtes, mais aussi les réceptions de mariage et la tradition bien entretenue des cortèges funéraires dans les rues. Les semaines à venir diront si les habitants de Gaza sont prêts à accepter cette décision, qui fait parti de tout un dispositif similaire émis par le ministère de l’Intérieur. Les fonctionnaires du ministère affirment qu’ils agissent en réponse à des plaintes de nuisance sonore fréquentes. Les événements festifs publics perturbent souvent les gens qui sont en mauvaise santé et les étudiants qui ont besoin d’étudier, en plus de déranger tous les autres habitants qui voient les rues principales fermées.Ayman al-Batniji, un porte-parole de la police de Gaza, a déclaré que la décision n’a pas d’incidence sur les fêtes effectuées dans des espaces clos ou à l’écart des routes principales tant que ceux-ci ne perturbent pas les résidents. La police sera en charge de traquer les délinquants, en particulier ceux qui louent leurs équipements audio. Un organisateur qui loue son équipement audio dans le camp de réfugiés de Bureij près du centre de la bande de Gaza, a déclaré qu’il ne prendra plus part à un événement public pour éviter d’avoir son matériel confisqué. Il espère que les restrictions ne seront pas trop sévères. Il loue son matériel 250 shekels pendant trois ou quatre heures, et c’est sa seule source de revenu.

Ahmed Abdel Aal, un futur jeune marié raconte que cette décision du ministère reflète la volonté d’une grande partie de la population de Gaza, car dans des précédents, la fermeture des rues principales et des routes pour des mariages a également bloqué le passage des ambulances et des camions de pompier. Il envisage de se marier le début de l’année prochaine et avoue que sa seule option est d’organiser la fête dans la rue près de sa petite maison, car il est incapable de louer une salle. Il a dit qu’il va essayer de limiter la célébration à trois heures, par considération pour ses voisins et pour tous les étudiants qui étudient pour des examens. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports devrait faire de grandes salles ou tenir à disponibilité des salles à proximité des quartiers pour une somme modique. En effet, la location d’une salle coûte souvent plus de 4500 shekels, une grosse somme dont la plupart des jeunes couples ne peuvent se permettre.

 

Il faut dire également que les mariages palestiniens se terminent souvent en feux d’artifices et en tirs de kalashnikov en l’air, ce qui a également comme effet d’effrayer le quartier!

Une pensée sur “Il n’y aura plus ni joie ni danses dans les rues de Gaza!

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    7 décembre 2015 à 19 h 36 min
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    Hummm !

    La joie, la vraie est l’une des expressions de la Liberté.

    Elle n’existe donc pas dans sa pleine expression lumineuse dans les sociétés musulmanes,

    dans lesquelles tous les champs de l’existence sont cadenassés.

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