« Il faut arrêter de faire des juifs français des faire-valoir du vivre-ensemble »

Le débat qui divise l’Union européenne aujourd’hui, et sans doute pour une longue période à venir, retentit très profondément sur la condition juive en Europe et notamment en France, sans compter qu’il concerne directement l’État d’Israël. Il a été erronément et idéologiquement défini par Macron comme le conflit entre «progressistes» et «nationalistes».

Quel est l’enjeu?

L’enjeu est clair: l’unification européenne affaiblit les États-nations qui structurent l’Europe depuis le 17 ème siècle et donc les identités nationales qui sont le cadre dans lequel la démocratie s’est développée. Ce processus s’accompagne de deux phénomènes connexes: le flux migratoire en provenance du monde musulman africain dont l’intégration n’est plus possible du fait de l’affaiblissement de l’identité nationale, ce qui provoque nécessairement en retour un repli sur soi des différents secteurs de populations: la communalité se retrouve pulvérisée. Par ailleurs, au-delà de la bureaucratisation qu’a connue l’Union Européenne, aucune identité européenne ne s’est forgée, ce qui se traduit par le fait qu’au sommet de l’Union il n’y a aucun pouvoir personnifié. Le groupe des présidents est au plus une autre commission bureaucratique, et si, à la rigueur, le duo Merkel-Macron (avec une si faible assise électorale dans leurs pays respectifs), donne un visage quelconque à cet entassement d’États, ce dédoublement même souligne la faiblesse du pouvoir en question. En somme, l’Union européenne apparaît comme un empire sans empereur et sans le culte adéquat à un tel régime , un culte de la personnalité capable de maintenir ensemble des territoires aussi contrastés qu’immenses. «Jupiter» n’y suffit pas…Lire la suite sur jforum.fr