Historique : le président de l’Inde en Israël en octobre…et à la Knesset

Les Israéliens vont devoir s’habituer à prononcer son nom : Pranab Mukherjee. Il s’apprête début octobre, à entamer une visite officielle en Israël, vraisemblablement autour du 15 octobre. Ce sera la première fois qu’un président indien se rendra en Israël. Une étape qui sera le point d’orgue d’une tournée moyen orientale. Après la Jordanie et les territoires palestiniens, Mukherjee devrait passer quelques jours dans l’Etat hébreu.

Signe que les temps changent, le chef d’Etat de la plus grande démocratie de la planète a annoncé son intention de s’exprimer à la tribune de la Knesset et la commission parlementaire présidée par le député David Bittan s’est empressée d’accepter la demande qui avait été relayée par le président du parlement israélien Youli Edelstein.

Un rapprochement stratégique

On savait déjà qu’Israël et l’Inde développaient une relation stratégique solide car les deux pays se complètent à la perfection et leur histoire se ressemble. Tous deux nés sur les décombres de l’empire britannique à une année d’intervalle, tous deux empêtrés dans des conflits inextricables. Deux alliés dont les tailles sont si disproportionnées mais dont les intérêts convergent. Israël dispose de la technologie et de la matière grise et l’Inde a une capacité de production et la volonté de coopérer.

Depuis quelques années, l’attitude traditionnellement propalestinienne de Delhi est remplacée par un alignement désormais officiel avec Israël, partenaire militaire et stratégique depuis des années mais jusqu’ici dans l’ombre. Le rapprochement s’est accéléré sous l’impulsion de Narendra Modi, le Premier ministre indien (depuis avril 2014), qui œuvre en faveur d’un rapprochement avec Israël.

Signes précurseurs

Ces dernières années, l’Inde a envoyé de nombreux signes d’apaisement pour ne pas dire de connivence avec Israël. Pour n’en citer que quelques-uns : la décision de l’Inde de s’abstenir lors du vote au Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu sur la guerre de Gaza durant l’été 2014 ou encore la visite d’une délégation importante du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem il y a à peine deux mois. La coopération militaire n’est pas en reste, bien au contraire. Un missile sol-air a été développé par les deux pays, un missile à longue portée, le Barak 8.

On se souvient également que lorsque Netanyahou a été réélu en avril, Modi l’a félicité en postant deux tweets – en anglais et en hébreu – ; il fut l’un des rares dirigeants du monde à appeler le dirigeant israélien « mon ami Bibi ». Selon les observateurs, on ne peut que constater l’émergence d’une « lune de miel » entre Delhi et Jérusalem.

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