La guerre des six jours, par Maurice-Ruben HAYOUN©

Le 5 juin 1967, dans un pays arabe d’Afrique du Nord.  Il n’y avait pratiquement plus de juifs dans la ville et dans le pays. L’indépendance avait sonné le glas de toutes les communautés de la région, ils étaient tous partis. Une poignée d’inconscients étaient restés, confiants et croyant qu’ils seraient bien traités à la mode arabe : on se soumet, on reconnaît la supériorité de la religion musulmane et tout se passera bien. Mais lorsque peu d’années plus tard, survint ce jour fatidique du 5 juin 1967, tout changea.

L’adolescent qui se tenait dans le magasin de son père ressentit soudain un malaise : les Arabes qui passaient sur le trottoir bordant le commerce de son père regardaient l’intérieur de ce magasin de manière étrange. Cela devenait inquiétant.

Le mystère fut élucidé par un infirmier ami de ses parents. Mais que se passe t il demanda l’adolescent ? L’homme répondit : l’armée d’Israël a bombardé les pays arabes à ses frontières… Le jeune homme fut saisi d’effroi. L’homme n’en dit guère plus et observa un silence gêné. Il ne pouvait pas prêter de noires arrière-pensées au garçon qui lui faisait face. Au bout de quelques minutes il s’en alla.

Le père n’était toujours pas de retour. Quand, soudain, un Arabe arriva en trombe sur son vélo, se précipita dans le magasin en criant : le sang rouge des Juifs ! Mais constatant que le père n’était pas là, il repartit aussitôt. Le jeune homme fut au bord de l’évanouissement.

Mais l’adulte finit par revenir, le fils ne lui dit rien de l’incident. Inconscient ou bravant tous les dangers, et Dieu sait ce que pouvait valoir la vie d’un Juif en ces sinistres journées, le père emmena son fils en voiture faire des emplettes au souk voisin. Ici aussi, le fils éprouva un violent malaise car cette fois-ci ce n’était pas les passants qui les dévisageaient mais bien des policiers en armes…

Le soir même, avant de tenter de s’endormir, car il mesurait l’étendue du danger, le jeune homme alluma sa radio et ce fut un déferlement de rugissements féroces des speakers des radios arabes qui appelaient à venger les  victimes des bombardements sionistes (sic).

Ils hurlaient ceci : au nom des femmes, au nom des hommes et au nom des enfants tués lors des bombardements sionistes, vengez les !!!

L’adolescent se demandait ce qui allait se passer le lendemain.

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source : JForum