Il est grand temps de prendre une sérieuse et difficile décision

Je suis désabusé par Rony Akrich

Le photographe du Yedioth Aharonoth agressé à Wadi Ara (route 65 reliant le nord au centre d’Israël) déclare: « J’ai fui, mon âme en peine, sauvé certainement d’un lynchage »

Gil Nehushtan, en reportage pour son journal, samedi 9 décembre 2017, à propos des émeutes d’arabes israéliens cagoulés à Wadi Ara, fut attaqué et assailli par ces rebelles. Il pointe, ce matin, un doigt accusateur à l’encontre des forces de police: « Je suis resté seul devant des dizaines d’hommes masqués lapidant tout ce qui bougeait, comment est-ce possible que notre police est ainsi abandonnée son rôle et laisser des civils israéliens, seuls, devant cette foule déchainée?

Nous voilà contraints de revivre ces scènes de sauvagerie inhumaine, ces douloureux moments où la barbarie reprend ses devoirs immondes.
Depuis des jours, des semaines, que dis-je, depuis des mois, des années, nous avons la nette impression d’être les victimes innocentes de la folie meurtrière, de la haine sans fin, d’un antisémitisme aux milles et un visage.

Jusqu’à quand?

Bafoué, vilipendé par le Monde entier, mais aussi de l’intérieur, le peuple d’Israël résiste sur tous les fronts envers et contre toutes ses angoisses bien légitimes.
Pourquoi tant d’acharnement ? Jusqu’à quand se demande-t-il?
Les questions, les interrogations fusent de toutes parts et rencontrent trop souvent des pouvoirs politiques et religieux incapables d’y apporter ne serait-ce que l’once d’une véritable et honnête réponse. Une grande majorité de la population respecte ses gouvernants comme ses différents gouvernements, mais nul ne comprend ce doute maléfique, cette frilosité exilique, ce mauvais génie qui les entreprend lors de périodes vitales pour le devenir d’Israël.

J’ai très souvent l’impression d’avoir face à moi des personnages désolés d’avoir dû se battre, combattre, faire la guerre, devoir conquérir, occuper, coloniser.
Ils voudraient presque s’excuser de déranger, de déséquilibrer l’ordre mondial, d’avoir voulu un tant soit peu de souveraineté et d’indépendance, quelle outrecuidance de la part de ces « sales juifs ».

En conséquence nous voici depuis la guerre des Six jours confrontés aux hésitations et aux mensonges idéologiques: Jérusalem se lamente sur sa double personnalité, Rachel se lamente du fond de son nouveau bunker à Bethléem, Yossef souffre de ces seules visites nocturnes jamais mises à jour et nos Patriarches et Matriarches se consolent mutuellement car ils ne voient que des pèlerins et rarement des citoyens.

Trancher dans le vif

Disons le peu ou prou, il est grand temps de prendre une sérieuse et difficile décision, nul n’a le droit de se jouer de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, nul n’a le droit de mettre en danger de mort quotidienne plus d’un demi-million d’individus en Judée Samarie. Nul n’a le droit de revendiquer une capitale qui ne l’est guère de facto, nul n’a le droit de se dédouaner politiquement, militairement, policièrement au dépend de tout un peuple, ici et en diaspora, encore et toujours empli de confiance et de fidélité au projet Israël.

S’il en est ainsi et ce, depuis tant d’années, ne devrions-nous pas alors trancher dans le vif du sujet et décider une bonne fois pour toutes: soit d’accepter de revenir aux frontières d’avant 1967, soit d’annexer définitivement l’ensemble des territoires et advienne que pourra. Mais faire cesser cette situation où l’avant comme l’arrière train de notre Histoire se trouve pris entre deux chaises, provoquant nombre de crises hémorroïdaires et trop souvent sanguinolentes.

Nos dirigeants politiques sont bien loin d’être les seuls à la direction du pays

La vérité reste douloureuse car, si fier de notre état national, il n’en reste pas moins que notre état physiologique laisse trop souvent à désirer. Nos dirigeants politiques sont bien loin d’être les seuls à la direction du pays, ils sont accompagnés d’une pléthore de hauts fonctionnaires, de technocrates et autres magistrats vidés, depuis belle lurette, de sens et de sensibilité.

Le pouvoir se partage en Israël entre une oligarchie et une ploutocratie s’affirmant comme la maitresse d’œuvre d’une démocratie libérale sublimée où se retrouve dans la plus grande des camaraderies l’ensemble des acteurs politiques de « gauche et de droite ». Cette aristocratie déclare sans ambages ne pas croire à une possible victoire militaire, ni même pouvoir anéantir le terrorisme par la force et offrir à notre peuple un sentiment de paix, de sécurité et de sérénité. Ils estiment depuis des lustres que seule la négociation apportera son lot d’espoirs, seuls quelques retraits de-ci de-là établiront un climat de paix pour des gens de bonne volonté.

Lisons entre les lignes, afin de mieux comprendre qui sont, d’une part, les dindons de la farce et qui sont, d’autre part, les bénéficiaires assurés de jouir des parts les plus grasses d’une économie de marché toute dévouée ?
Quels sont les véritables enjeux, qui veut répondre?

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich 62 ans (les Passions d'un Hebreu) enseigne l'historiosophie biblique, il est l'auteur de 3 ouvrages sur la pensee Hebraique et ecrit nombre de chroniques et aphorismes en hebreu et francais. Il est le fondateur du "Cafe Daat" a Jerusalem (une forme d'universite populaire). Il reside a Kiriat Arba en Judee, pere de 7 enfants et 19 petits enfants

2 pensées sur “Il est grand temps de prendre une sérieuse et difficile décision

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    14 décembre 2017 à 22 h 17 min
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    Du moment que l’ingerence dans Les affaires nationales est autorisee et que vous meme n’arrivez pas a dechiffrer son mecanisme par lequel le gouvernement autorise son implication…alors comment voulez vous que le citoyen moyen ai la largeur d esprit de repondre a cette escroquerie initie depuis le deep state

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    17 décembre 2017 à 15 h 21 min
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    Si vous voulez la paix , mes amis juifs, faites donc plaisir à ces gentils palos , offrez leur JERUSALEM, TEL AVIV , EILAT , Nazareth, ils l’ont déjà !!
    J’ai bien l’impression que la moitié des juifs israéliens se pose encore cette question , c’est effrayant !!!
    N’y a t-il donc pas de TRUMP en ISRAEL ???
    Allez BENETT trumpisez- vous , ISRAEL a besoin d’un Homme !!!

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