Gaza dépouillé par les siens : la bombe à retardement…

 

Tout bénéfice pour les dirigeants successifs de cette enclave, la bande de Gaza est plus que jamais une poudrière prête à sauter : « Il va y avoir une explosion, soit contre l’occupant, soit contre l’Autorité palestinienne, soit contre le Hamas. Mais une explosion, c’est sûr » peut-on lire dans un article publié par France-Palestine.

D’un ton étonnamment mesuré cet article explique comment il en est arrivé à pareille réflexion, à savoir qu’« Entre blocus israélien et impasse politique palestinienne, Gaza n’est pas tant au bord du précipice que dos au mur.» « Impasse politique palestinienne », comme ces choses sont nommées avec poésie !

Beaucoup plus que le blocus israélien invoqué, les dirigeants du Hamas  et de l’OLP sont les responsables des malheurs de leurs concitoyens. Incapables de s’entendre, ils se font une guerre sans merci des plus couteuses quand ce n’est carrément l’argent venu de partout en soutien aux pauvres palestiniens qu’ils s’attribuent sans autre forme de procès !

La décision de réduire le montant de la participation américaine aux donations de l’UNRWA n’est alors qu’une mauvaise surprise. Mais ne dit-on pas que la vie n’est pas un long fleuve tranquille… !

Cette organisation est présentée comme un Etat dans l’enclave fragilisée par les coupes sombres américaines. Ce dont s’alarment à juste titre ses 12 500 employés palestiniens inquiets de devoir subir un plan d’austérité ».

Et pourtant, les dons se comptent encore en centaines de millions de dollars… Mais rien n’y fait :

Bande de Gaza. « 65% de la population vit  toujours sous le seuil de pauvreté, 80% des habitants dépendent d’allocations diverses, un million des aides alimentaires de l’UNRWA, explique Samir Abu Mdalala , l’un des économistes les plus réputés de Gaza.

Et ce professeur de l’université al-Azhar d’ajouter que 90% de l’eau n’est pas potable, qu’il n’y a que quatre heures d’électricité par jour… » Sur le front économique, il rappelle qu’en 2017, quelque 700 000 chèques sans provisions ont été signés dans les territoires palestiniens, soit environ 1 milliard de dollars…

Enfin, le nombre de camions de marchandises franchissant chaque jour le point de passage de Kerem-Shalom en provenance d’Israël et la Cisjordanie, est tombé de 800 à 250 ces derniers mois. « Sans solution rapide, cette crise économique deviendra crise sociale, met en garde Samir Abu Mdalala. Les suicides et les divorces augmentent, on voit des enfants mendier à la sortie de l’école »

La masse des pays donateurs, (l’UNRWA et toutes les ONG concernées) ne veut pas voir qu’elle n’est qu’une poule aux œufs d’or au profit d’hommes malhonnêtes comme ce n’est pas permis !

Plus les états s’impliquent à apporter leurs aides sonnantes et trébuchantes à Gaza, plus les dirigeants s’enrichissent et moins le petit peuple a de chance de s’en sortir. Pas grand-chose de bon à attendre de cette situation explosive que les dirigeants palestiniens, à titre personnel, n’ont aucun intérêt à changer…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Gaza dépouillé par les siens : la bombe à retardement…

  • 22 mars 2018 à 11:09
    Permalink

    Et l’Egypte dans tout cela … je suis sûre que beaucoup de gazaouis sont Egyptiens ! Personne ne veut s’encombrer de ces terroristes mais ISRAEL devrait leur ouvrir la Porte !!!!

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *