France Israël. Le Haaretz et la Macron-mania.Le « dégagisme ».

SIGNAUX FAIBLES. Ce matin à la Une du Haaretz une belle photo de Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Versailles. C’est de plus en plus habituel. La Macron-mania frappe la gauche israélienne de plus en plus fort. Emmanuel Macron et sa femme (des pages entières réservées aux amours de « Bibi » Macron) ont déjà eu les honneurs de ce journal de gauche. Le message (à peine dissimulé) de ce matin est simple : « la France a un visage nouveau, pourquoi pas nous ? »

Valoriser Macron pour enfoncer Bibi ? Simplement le goût nouveau des israéliens au « dégagisme ».

DANS OUEST FRANCE.
« Une histoire qui unit. Des sujets qui fâchent. Un dialogue très « cash ». Les fantômes de Versailles ont dû se ranimer à l’odeur de la joute politique, en assistant hier à la première rencontre entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, sous les ors du Palais.

Le président français a parlé d’échanges « extrêmement francs et directs ». En langage diplomatique, entendez… très rudes. La conférence de presse en a d’ailleurs donné un aperçu. Non pas tant de la part du chef du Kremlin, réputé pour sa rudesse, mais de son hôte. Sollicité sur les interférences russes durant la campagne, le président français n’a pas hésité à qualifier certains médias russes présents en France, financés par le Kremlin, « d’agents d’influence » et de « propagande ».

Les prédécesseurs d’Emmanuel Macron n’avaient de cesse, mais sur la défensive, de dire qu’il fallait parler à Poutine. L’impression dominante, après la rencontre d’hier, c’est que cet échange a bien eu lieu. Sur le fond et sans fard. À un moment crucial où l’axe atlantique est remis en question.

Sujet numéro un, la Syrie. Ou, plus exactement, la lutte contre le terrorisme. Depuis l’intervention russe en septembre 2015 en soutien au régime d’Assad, la formule était piégée. Tout le monde comprenait que la lutte contre Daech était, certes, un objectif de Moscou, mais surtout un prétexte. Pour sauver un allié. Sauver sa présence au Moyen-Orient. Revenir dans le jeu là où les Américains se retiraient ».

Lire la suite

source : Articles